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Guide Ligue 1, Lille OSC

Lille Olympique Sporting Club


Logo Lille

Billet rédigé le 31/07


Histoire :


Le Lille Olympique Sporting Club, plus connu sous l’abrévation LOSC est fondé en 1944, suite à la fusion de deux équipes de la ville, l’Olympique Lillois et le Sporting Club Fivois. Les dogues accédent rapidement au statut professionnel en 1945-1946 et vont réaliser un historique doublé coupe-championnat lors de cette même saison.


Le club vit la meilleure période de son histoire suite à sa création puisqu’il glane quatre nouvelles coupes de France en 1947, 1948, 1954 et 1958, ainsi qu’un second titre de champion de France lors de l’exercice 1953-1954. Malheureusement, cette période dorée ne dure pas et le LOSC descend en deuxième division, à l’issue de la saison 1955-1956.


Ce retour en deuxième division s’accompagne de problèmes financiers et le club finit par abandonner son statut professionnel en 1968. Le retour vers le monde professionnel sera très long après un passage au niveau amateur, finalement, les Dogues se stabilisent à nouveau en première division lors de la fin des années 70, suite à une remontée au terme de la saison 1977-1978.


Le LOSC réalisera notamment une superbe saison 1978-1979 avec une sixième place, alors que l’équipe venait tout juste de remonter en première division. Néanmoins, malgré deux demi-finales de Coupe de France en 1983 et 1985, le club peine à retrouver son lustre d’antan et frôle le dépôt de bilan en 1994, finalement, la sentence tombe, Lille est à nouveau relégué en deuxième division à l’issue de la saison 1996-1997.


Cette fois-ci, les Dogues rebondissent rapidement et remontent en Ligue 1 en 2000, ils parviendront même à se qualifier en Ligue des Champions la saison suivante, malgré un statut de promu. Le LOSC est sur le chemin de la guérison et l’arrivée de Michel Seydoux à sa présidence en 2002 va être un tournant majeur de l’histoire récente du club.


Le président devient actionnaire minoritaire du club et va faire du club nordiste une équipe de haut de tableau en Ligue 1. Lille remporte la Coupe Intertoto 2004 et se qualifie pour la Coupe de l’UEFA la saison suivante, cette dernière sera très bonne avec une seconde place en championnat, qualificative pour la Ligue des Champions, ainsi qu’un huitièmes de finale européen.


L’équipe parviendra à se qualifier trois fois pour la Ligue des Champions en cinq saisons lors de cette période, le LOSC est même tout proche d’éliminer Manchester United en huitièmes de finale lors de l’édition 2006-2007. L’arrivée de Rudi Garcia en tant qu’entraîneur lors de la saison 2008-2009 va permettre au club de passer un cap supplémentaire.


Le technicien réalise un joli parcours en Coupe d’Europe pour sa seconde saison en atteignant les huitièmes de finale de Coupe de l’UEFA. Malgré une quatrième place, synonyme de non qualification en Ligue des Champions, les dirigeants lui renouvellent leur confiance, cela va payer.


La saison 2010-2011 sera historique pour le LOSC, l’équipe déjoue les pronostics et réalise le doublé coupe-championnat, le second de son histoire, après celui de 1945-1946, ce sont également les premiers titres nationaux du club depuis 1955. Cette saison est également celle de l’émergence d’Hazard, qui est sûrement l’un des joueurs les plus talentueux de l’histoire de Lille.


Après ce formidable exercice, les Dogues ont du mal à enchaîner, malgré de nombreuses qualifications européennes, l’équipe ne performe plus comme avant et plusieurs entraîneurs se succèdent, sans réussite. Après deux saisons sans coupe d’Europe et une 11 ème place lors de l’exercice 2016-2017, Michel Seydoux finit par se retirer du club et le cède à Gérard Lopez en 2017.


Suite à ce rachat et à l’arrivée de Marcelo Bielsa au poste d’entraîneur, le LOSC va vivre une saison cauchemardesque lors de l’exercice 2017-2018 et frôle la relégation en Ligue 2, terminant finalement à la 17 ème place, grâce à l’arrivée de Christophe Galtier en cours de saison. Cette mauvaise saison sur le plan sportif s’accompagne aussi de difficultés sur le plan extra-sportif, avec des problèmes économiques.


Contre toute attente, Galtier poursuit sur sa lancée et va réaliser une superbe saison 2018-2019, avec une seconde place à la clé et une qualification en Ligue des Champions. Après une saison tronquée, le LOSC a écrit la plus belle page de son histoire récente lors de l’exercice 2020-2021, avec un quatrième titre de champion de France, en finissant devant le Paris SG, le travail de Campos ayant aussi été déterminant dans ce succès.


Après cela, Lille a vécu une saison compliquée en 2021-2022 avec une dixième place et une élimination en huitièmes de finale de Ligue des Champions, sous les ordres de Jocelyn Gourvennec. La saison dernière a été celle du renouveau, l’arrivée de Paulo Fonseca a permis à l’équipe de retrouver un style de jeu attrayant et la cinquièmeplace, synonyme de qualification en Ligue Europa Conférence.


Pour cette saison 2023-2024, le LOSC a réussi à conserver Paulo Fonseca en tant qu’entraîneur, malgré des rumeurs de départ. L’objectif sera de continuer sur la lancée de la saison dernière en se qualifiant de nouveau pour une coupe d’Europe à l’issue de la saison et en effectuant en parallèle un joli parcours européen.



Palmarès :


4 Championnats de France de Ligue 1 : 1946, 1954, 2011, 2021.

4 Championnats de France de Ligue 2 : 1964, 1974, 1978, 2000.

6 Coupes de France : 1946, 1947, 1948, 1953, 1955, 2011.


1 Trophée des Champions : 2021.


1 Coupe Intertoto : 2004.


Stade :


Décathlon Arena - Stade Pierre Mauroy

Capacité : 50 186 places


Le stade Pierre-Mauroy, également appelé Decathlon Arena-Stade Pierre-Mauroy par contrat de nommage depuis 2022, construit entre 2008 et 2012, est à la fois un stade de football modulable de 50 186 places assises et une aréna, qui possède la particularité unique au monde d'avoir cinq configurations possibles (couvertes ou non grâce à son toit mobile de 7 600 tonnes qui peut être refermé en trente minutes). De par sa pelouse qui se soulève sur sa moitié et se déplace pour venir se superposer à la moitié restante et libérer ainsi que des gradins rétractables supplémentaires situés en-dessous du niveau de la pelouse ainsi qu'un nouveau sol. Il est situé à Villeneuve-d'Ascq. Initialement nommé Grand Stade Lille Métropole, le stade, en forme de vaisseau translucide, est inauguré en août 2012. Il est l'une des plus grandes arénas au monde et c'est également le seul stade en France avec un toit pouvant se fermer ou s'ouvrir, il accueille donc les premiers matchs officiels de football et de rugby à se jouer dans un stade fermé sur sol français. De par ses multiples configurations possibles et sa forte jauge de spectateurs, il est régulièrement choisi pour accueillir de nombreux événements importants, en dehors des rencontres de football, comme des concerts (Rihanna, Prodiges, North Summer Festival...), des supercross (Supercross Paris-Bercy), des matchs de tennis (finale Coupe Davis 2014, demi-finale et finale 2017, demi-finale et finale 2018), de basket (finale de l'EuroBasket 2015), de handball (Mondial de handball en 2017), de rugby (demi-finales 2014 Top 14), de volley (Mondial 2018), etc.Le stade est classé Stade UEFA catégorie 4, catégorie maximale, et il est le quatrième stade français en nombre de places assises.



Stade Pierre-Mauroy

Président :


Olivier Létang a 50 ans, il est français et il s’agit d’un ancien joueur de football professionnel qui jouait au milieu de terrain, il est par la suite devenu dirigeant. Sa carrière de joueur sera assez courte et se déroule de 1995 à 2004, après un échec lors de son passage au Mans entre 1995 et 1997, il connaît le pic de sa carrière à Reims entre 1997 et 2004, il disputera 215 matchs et permet à l’équipe de retrouver le monde professionnel, avec une accession en Ligue 2.


Après avoir raccroché les crampons en 2004, Létang devient rapidement directeur général du Stade de Reims entre 2006 et 2012, il avait déjà été directeur financier et administratif du club entre 2000 et 2004, alors qu’il était encore joueur. Après ce long passage à Reims, il devient directeur sportif adjoint du Paris SG en 2012 avant de devenir directeur sportif principal en 2016. L’histoire se terminera mal avec une cassure entre les deux parties, suite à certaines tensions en interne.


Il est ensuite nommé président du Stade Rennais en 2017, là-bas, il sera l’un des artisans de la montée en puissance du club et de son succès en Coupe de France lors de la saison 2017-2018. Mais encore une fois, il est démis de ses fonctions en raison de désaccords, cette fois-ci avec la famille Pinault, qui détient le club. Il devient alors président du LOSC en décembre 2020, avec la difficile mission de succéder à Gérard Lopez.


Difficile mission, car l’ancien président a laissé une immense dette suite à son départ, pour la compenser, Létang a dû parfois sacrifier l’ambition sportive. Aujourd’hui, l’équipe semble sur la bonne voie, que ce soit sur le plan sportif, avec un retour en Europe cette saison, mais aussi sur le plan économique, avec une dette amoindrie, tout cela est à mettre en partie au crédit de Létang, qui a su remettre le club en bonne santé.


Situation financière :


Sur le plan financier, Lille n’est pas dans une situation stable, comme déjà dit plus haut dans la section « président ». Malgré un bilan excellent au sortir de l’exercice 2021-2022, avec un bénéfice d’un peu plus de 22 millions d’euros, la dette laissée par Gérard Lopez suite à son départ du club en 2020 n’a pas encore été complètement amortie. Le LOSC est cependant en bonne voie, notamment grâce aux ventes l’été dernier de Botman pour 37 millions d’euros, Onana pour 35 millions d’euros et Renato Sanches pour 15 millions d’euros.


Cet été, le club devra encore vendre pour ne pas se remettre dans une très mauvaise situation financière, cela pourrait passer par un départ de Jonathan David, qui est le meilleur actif des Dogues à l’heure actuelle. Quoi qu’il en soit, le LOSC est contraint de vendre, comme la majorité des clubs de Ligue 1, ce sera donc le cas lors des saisons à venir, même si la dette venait à être complètement maitrisée.


Attention aussi au dénouement de l’affaire Osimhen, transféré de Lille à Naples lors de l’été 2021, le transfert de l’attaquant nigérian fait l’objet d’une enquête de la part du parquet italien. Le montant de 75 millions d’euros versé au LOSC est sujet à soupçons et une décision défavorable aux nordistes pourrait avoir un impact financier non négligeable.



Coach :


Paulo Fonseca a 50 ans, il est de nationalité portugaise et a eu une carrière de joueur en tant que défenseur. Celle-ci se déroulera intégralement au Portugal et démarre en 1991, en troisième division, au sein de son club d’adoption, Barreirense. Il y restera trois saisons avant de jouer trois saisons dans des clubs de première division (Leça FC, Belenenses, Maritimo). Après un dernier passage en première division du coté du Vitoria Guimarães, où il joue seulement 6 matchs en deux saisons, il finira sa carrière du coté d’Estrela De Amadora, principalement en deuxième division portugaise, jusqu’en 2005. Fonseca prend alors sa retraite à 32 ans et va vite rebondir en tant qu’entraîneur à partir de 2007.


Il dirige d’abord un club féminin portugais pendant une saison en 2007-2008, puis deux clubs mineurs par la suite. Sa carrière de coach débute réellement en 2011, lorsqu’il prend en main le club du CD Aves, il frôle la montée cette saison là, en terminant troisième de seconde division portugaise. Ce bon passage lui permet d’être repéré par Paços De Ferreira en 2012, où il va réaliser une incroyable performance en terminant 3 ème du championnat, ce qui qualifie le club pour sa première Ligue des Champions. Paulo Fonseca est alors à l’apogée de sa carrière d’entraîneur, Porto l’embauche la saison suivante, il remportera la Supercoupe, mais son parcours en championnat n’est pas suffisant pour être champion et il est limogé en cours de saison.


Il retourne alors à Paços De Ferreira durant une saison, mais son second passage ne sera pas aussi bon que le premier, il termine seulement huitième et lors de la saison suivante en 2015-2016, il est embauché par le SC Braga. Son passage sera une réussite, car il remporte la Coupe du Portugal, suite à cette saison, il quitte pour la première fois le Portugal pour exercer à l’étranger, en Ukraine, du côté du Shakhtar Donetsk.


Il effectue sur le plan national trois saisons parfaites avec le club, ponctuées de trois doublés coupe-championnat, il permet également au Shakhtar de se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, lors de la saison 2017-2018. Ce passage très remarqué va lui permettre de découvrir un club faisant partir d’un championnat du top 5 européen, l’AS Rome, à partir de 2019-2020.


Après une première saison moyenne avec une cinquième place à l’arrivée, sa seconde saison ne sera pas meilleure en championnat, avec une septième place, mais l’équipe parvient cependant à se hisser dans le dernier carré de la Ligue Europa. Malgré cela, Fonseca n’ira pas plus loin en Italie, après une saison sans club, le LOSC a décidé de lui faire confiance l’été dernier.


Sous ses ordres, les Dogues ont réalisé une belle saison, le coach portugais a su transmettre ses idées de jeu en France et cela a payé, avec une cinquième place et une vraie popularité au sein des supporters lillois. Cela aurait même pu être encore mieux sans un manque d’efficacité offensive à certains moments de la saison, malgré certains rumeurs de départ, le technicien reste dans le nord pour cet exercice 2023-2024. Son objectif sera de finir de nouveau dans le top 5 et de réaliser un joli parcours européen en Ligue Europa Conférence.



Bilan saison 2022-2023 :


Lille a réalisé un bel exercice 2022-2023, après une mauvaise saison sous la direction de Jocelyn Gourvennec, le board lillois avait décidé de faire confiance à Paulo Fonseca pour retrouver l’Europe et raviver la flamme avec un style de jeu plus emballant, et ça a marché, avec une cinquième place à l’arrivée.


Le technicien portugais a rapidement su transmettre ses idées, avec un 4-2-3-1 fluide visant à avoir la possession et à être protagoniste, en proposant des séquences de jeu faisant sûrement partie des meilleurs du championnat l’an dernier, l’équipe finira la saison avec un total de 60.9% de possession, le plus haut de Ligue 1. Le LOSC a parfaitement débuté par un large succès contre Auxerre, 4-1, la claque reçue face au PSG à domicile fin août (1-7) n’a pas altéré les idées de Fonseca, qui a continué de croire en ses principes.


Malgré une seconde défaite de rang à domicile contre Nice quelques jours plus tard (1-2), Lille va parvenir à trouver son rythme à domicile et sera imbattable, les dogues n’ont plus perdu en Ligue 1 depuis le 31 août, série en cours et à poursuivre lors de l’exercice 2023-2024. Cela fait de l’équipe la troisième meilleure du championnat à domicile, derrière Lens et Rennes, cette série s’accompagnera de jolis succès contre Marseille (2-1), Lens (1-0) et Monaco (4-3), au terme d’un match fou qui symbolise assez bien le jeu de Fonseca.


Ce qui va faire mal aux lillois toute la saison et ce qui sera leur manque récurrent, c’est l’efficacité, les Dogues ont le deuxième meilleur total d’xG en Ligue 1, pourtant, ils n’ont que la sixième meilleure attaque du championnat. Au total, ils auraient du marquer 9 buts de plus l’an dernier, ce qui est assez énorme sur une saison, autre chiffre marquant, Lille est le champion théorique de Ligue 1, si on prend en compte les expected points, preuve que l’équipe peut tout de même nourrir quelques regrets, elle aurait pu viser le podium en étant plus réaliste.


Cela va surtout se manifester lors des matchs à l’extérieur contre des équipes abordables, les dogues vont notamment perdre des points contre Angers (0-1), Nantes (1-1), Auxerre (1-1), Brest (0-0) ou encore Troyes (1-1), ce dernier nul coûtera d’ailleurs la quatrième place à l’équipe et symbolise assez bien la saison. La défense n’a pas non plus été irréprochable, malgré un volume de xGA assez faible, l’équipe a concédé des buts sans forcément subir beaucoup de tirs, on peut expliquer cela par la relative inexpérience de Yoro, Alexsandro et Chevalier qui ont régulièrement joué, surtout pour le jeune gardien, qui s’est imposé dans les cages nordistes assez rapidement.


Dans ce secteur, la grave blessure de Tiago Djalo lors de la victoire 2-1 contre Brest en février a fait mal, on peut imaginer qu’avec lui les Dogues auraient eu un meilleur bilan en fin de saison. L’équipe a également vécu des résultats frustrants lors de cette période, la défaite en seizièmes de finale de Coupe de France contre Lyon par exemple, malgré une nette domination, les lillois n’avaient pas été assez efficaces et se sont finalement fait punir au tirs aux buts. Sur la pelouse du Parc, les hommes de Fonseca avaient réussi à renverser un PSG en pleine crise et menaient 3-2 dans les dernières minutes, avant d’encaisser deux buts et de rater une victoire qui aurait pu être marquante et clé d’un point de vue psychologique pour la fin de saison.


Malgré toutes ces nuances, le bilan est malgré tout assez bon, le LOSC a retrouvé la Coupe d’Europe et disputera la Ligue Europa Conférence, à condition de passer le barrage en août, il a également renoué avec un jeu attractif et avec son public, qui grondait en fin de saison dernière et qui désormais salue le travail de Paulo Fonseca. Il a su installer un jeune gardien du cru en tant que titulaire, il a replacé Angel Gomes en tant que relayeur et il a su sans cesse innover pour surprendre l’adversaire et chercher de nouveaux moyens de prendre le dessus, on a hâte de la seconde saison du coach portugais dans le nord.


Sur le plan individuel, le meilleur joueur de la saison a clairement été Cabella, alors qu’on ne l’attendait plus à ce niveau, le milieu offensif a brillé et termine la saison avec un incroyable total de 7 buts et 10 passes décisives au global. Difficile aussi de ne pas évoquer David et son total de 24 buts, bien qu’ils aient été marqués la plupart du temps sur penaltys, c’est une performance à souligner. Mention pour André toujours aussi régulier au milieu et pour André Gomes, qui a formé un bon double pivot, quand il n’était pas blessé. Des blessures également récurrentes pour Ismaily, qui est pourtant un superbe joueur quand il est apte, même chose pour Ounas, frustré par de nombreuses blessures l’an dernier. Bamba a sûrement été le joueur le plus frustrant de cette saison, capable de coups d’éclats, mais souvent trop stéréotypé. Enfin, beaucoup de belles promesses qui ne demandent que confirmation l’an prochain, avec Chevalier qui a su s’imposer dans les buts et qui a été très bon, Yoro qui a gratté du temps de jeu, mais qui doit encore progresser, Diakité très intelligent tactiquement, Angel Gomes excellent dans son nouveau rôle, Zhegrova prometteur lors de ses entrées et Baleba intéressant en fin de saison.



Bilan chiffré :


5 ème de Ligue 1

67 points (1.76 par match)

19 victoires, 10 nuls, 9 défaites


A domicile

3 ème de Ligue 1

43 points (2.26 par match)

13 victoires, 4 nuls, 2 défaites


A l’extérieur

9 ème de Ligue 1

24 points (1.26 points)

6 victoires, 6 nuls, 7 défaites


Buts

65 pour (1.71 par match), 6 ème attaque

44 contre (1.16 par match), 6 ème défense

Différence : +21


Data

xG : 74.23

2 ème de Ligue 1

Différence xG-buts marqués : -9.23


xGA : 42

1 ère de Ligue 1

Différence xGA-buts encaissés : -2.00



Mercato :


Au niveau du mercato, pas mal de mouvements à relever du côté du LOSC, et cela risque encore de bouger dans les semaines à venir.



Départs :


Côté départs, Bamba est parti libre à la fin de son contrat, titulaire indiscutable dans le 11 de Fonseca l’an dernier, il avait de bonnes statistiques avec 6 buts et 7 passes décisives en championnat, mais il semblait clairement arriver à la fin de son aventure lilloise, après deux saisons en demi-teinte. Malgré un impact dans le jeu et une capacité à rentrer à l’intérieur du jeu appréciée par le coach portugais, il a beaucoup raté et a exaspéré plus d’un supporter nordiste la saison dernière. Le point noir c’est que le board lillois n’arrive pas à tirer une indemnité de transfert d’un joueur qui a une valeur estimée à 20 millions d’euros.


Fin de contrat aussi pour l’historique Fonte, après cinq saisons au club, il a été de toutes les aventures du LOSC ces dernières saisons, dont le titre lors de la saison 2020-2021. Mais lui aussi semblait au bout de ce qu’il pouvait offrir à l’équipe, coupable de quelques erreurs et blessé par moments, il laisse sa place à la nouvelle arrière garde et laissera de bons souvenirs de son passage dans le nord.


Le départ d’André Gomes est sûrement celui qui peut le plus impacter le onze des dogues pour cette nouvelle saison, son prêt l’an dernier a été très concluant au milieu de terrain, avec un véritable impact technique et quelques superbes actions décisives, pour un total de 3 buts et 2 passes décisives, dont un superbe doublé en fin de saison contre Ajaccio. Pour le moment Lille n’a pas fait d’approche pour le signer définitivement, mais il a rompu son contrat avec Everton et il s’agit d’une vraie option pour les dirigeants si le transfert de Bentaleb n’aboutit pas, nous parlerons de l’algérien plus bas.


Dernier départ majeur avec la vente de Weah à la Juventus Turin pour un total d’un peu plus de 11 millions d’euros, après une saison réussie sous Fonseca où il a montré toute sa polyvalence en dépannant en tant que latéral droit, l’américain voulait changer d’air. Les lillois réalisent une belle vente pour un joueur qui n’était pas indiscutable dans le onze et qui aurait très certainement eu à nouveau un rôle de doublure cette saison, une opération qui semble gagnante pour les deux parties et un joueur qui laissera de bons souvenirs aux supporters.


Pour le reste, quelques départs mineurs avec la fin de contrat de Costil, qui n’aura pas eu de temps de jeu durant ses six mois à Lille et qui était juste là en cas de pépin. Martin s’est arrangé avec le club pour quitter le club un an avant la fin de son contrat et il s’est engagé à Brest dans la foulée, pas dans les petits papiers de Fonseca, il n’a participé qu’à 12 matchs l’an dernier et son départ n’aura pas d’impact sur les performances de l’équipe. Enfin, le jeune Ascone revenu de son prêt au Danemark n’est pas resté longtemps, il a signé pour une somme inconnue au sein du club pour lequel il évoluait l’an dernier.



Arrivées :


Du côtés des arrivées, le club s’est attaché les services du jeune Santos, latéral droit très offensif, il reste sur une belle saison à Estoril au Portugal et a été recruté pour 6.5 millions d’euros. Une somme qui semble cohérente pour un espoir du foot portugais à ce poste, il n’a que 21 ans et devrait apporter une option tactique différente à un poste où Fonseca ne disposait réellement que de Diakité l’an dernier, Weah étant plutôt une option de secours.


Le LOSC a ensuite réalisé son plus gros transfert lors de ce mercato, avec l’arrivée d’Haraldsson en provenance de Copenhague pour 15 millions d’euros. L’Islandais est vu comme l’un des très gros espoirs de son pays et reste sur une belle saison au Danemark, joueur offensif polyvalent, il devra prouver qu’il vaut la somme déboursée et pourrait rapporter gros à Lille s’il venait à performer. C’est un vrai pari étant donné que sa valeur marchande actuelle ne s’élève qu’à 6 millions d’euros.


Le dernier gros mouvement de Lille sur le plan des arrivées se nomme Umtiti, en grande difficulté depuis la fin de la Coupe du Monde 2018, en raison principalement de blessures, l’ancien international français s’est relancé l’an dernier à Lecce et a disputé 25 matchs. Un tant pisté par l’Olympique Lyonnais, il a préféré le projet lillois qui lui semble plus cohérent et devrait avoir un rôle de titulaire cette saison, pour un transfert libre, cela a tout du bon coup pour le club nordiste.


Pour le reste, le jeune Malouda arrivé en provenance de Rennes sera à suivre, il a fait de bonnes prestations durant la préparation, mais il n’est pas amené à jouer un rôle majeur cette saison. Olmeta recruté à l’AS Monaco sera le troisième gardien du club, tandis que Zedadka et Yazici sont de retours après leurs prêts respectifs à Auxerre et Trabzonspor, ils sont invités à se trouver un nouveau club, car Fonseca ne compte pas les intégrer à l’équipe cette saison.



Suite du mercato :



Au global, le mercato lillois semble cohérent, le club a fait partir deux historiques du titre de champion avec Bamba et Fonte, il a aussi réalisé une belle vente avec le départ de Weah. Côté arrivée, deux joueurs peu connus, mais qui sont annoncés comme de vrais espoirs, avec Haraldsson et Santos, tandis qu’Umtiti a tout du bon coup. Durant la fin de ce mercato, le LOSC devrait enregistrer la venue d’un milieu de terrain pour compenser le départ d’André Gomes, Bentaleb devait arriver, mais son transfert est suspendu à une décision de la Ligue pour une raison médicale, celle-ci ne sera donnée que mi-août. Dans le cas où le transfert n’aboutirait pas, il est certain que le club se penchera sur d’autres profils à ce poste, dont André Gomes, qui semble être le plan B et dont on a parlé plus haut. Les dirigeants sont aussi à la recherche d’un second gardien, ce devrait être Didillon, qui a déjà été habitué à avoir ce rôle à Monaco l’an dernier. Lille est également à la recherche d’un ailier gauche pour compenser le départ de Bamba, Nakamura du Lask Linz est une piste, mais pour le moment le transfert est au point mort, probablement en raison du nombre d’extra-communautaires au sein de l’effectif, au nombre de 4, ce qui est la limite autorisée en Ligue 1, cela pourrait amener les dirigeants à se séparer de Alexsandro, mais pour le moment le défendeur central brésilien n’a pas de touches. Enfin, le LOSC est en passe de signer le milieu de terrain argentin Miramon, il pourrait arriver pour 6 millions d’euros en provenance du championnat argentin et être une doublure pour cette saison.



Au niveau des départs, Zedadka et Yazici sont à vendre, le coach ne comptant pas sur eux, le club est également disposé à des ventes de Bayo et peut être Zhegrova en cas d’offres raisonnables, Virginius devrait lui être prêté au Havre pour avoir davantage de temps de jeu. Mais le gros dossier de l’été, c’est bien entendu la possible vente de David, meilleur buteur des nordistes l’an dernier, il a un bon de sortie, mais pour le moment aucune offre n’est arrivée sur le bureau du board lillois et il est toujours au club, la tendance est plutôt à une saison supplémentaire dans le nord. S’il venait à partir, son remplaçant est déjà trouvé, avec Orban, qui a réalisé une superbe demi-saison en Belgique avec La Gantoise, inscrivant 15 buts en seulement 16 matchs, prometteur.



Effectif :


Effectif Lille


Tactique :


Tactique Lille

Style de jeu :


Sur le plan tactique, Fonseca ne devrait pas déroger au 4-2-3-1 qui a fait le succès des dogues l’an dernier, les idées de jeu ne devraient pas non plus changer. Lille est protagoniste sous Fonseca, l’idée c’est de ressortir proprement le ballon en repartant de derrière, avec plus de 59% de possession l’an dernier et une moyenne de passes par match supérieure à 500, l’équipe assume son style de jeu basé sur la possession du ballon.


A la relance, le système du coach portugais devient asymétrique et se transforme, le latéral droit vient former une base de trois défenseurs avec les deux centraux (Diakité), tandis que le latéral gauche se positionne généralement un cran plus haut (Ismaily), comme un ailier. Cette base de trois défenseurs permet d’avoir trois solutions pour relancer court, en ce sens, le rôle du gardien est primordial sous Fonseca, ce dernier doit être doté d’un bon jeu au pied pour initier la première relance. Ca tombe bien, Lille possède Chevalier ,qui a été excellent dans ce rôle l’an dernier, capables de battre la pression adverse, les Dogues cherchent à aspirer la pression adverse pour se créer des espaces une fois la première ligne battue.


Pour battre cette première ligne, deux solutions, Lille passe par ses deux défenseurs centraux excentrés, ou bien par l’intérieur du jeu, bénéficiant des décrochages de ses deux milieux centraux (André et Baleba/Angel Gomes), qui offrent des solutions à la relance, formant ainsi une base en 3-2. L’idée c’est que le défenseur central excentré ou bien le milieu de terrain transmette rapidement le ballon sur les ailes, là où il y a de l’espace.


Une fois la première phase de relance accomplie, Lille s’appuie sur un milieu en boîte pour construire le jeu, on retrouve les deux milieux centraux, avec devant eux le numéro 10 (Cabella), ainsi que l’ailier gauche (Haraldsson), qui rentre à l’intérieur dans le demi-espace pour offrir une solution supplémentaire. Un milieu en boîte oui, mais un milieu qui n’hésite pas à permuter et à évoluer pour déséquilibrer l’adversaire, cela a souvent été le cas l’an dernier, avec de nombreux décrochages du numéro 10, en l’occurrence Cabella. Un cran plus bas, il a pu créer plus de différences à l’aide de sa vision et de ses passes, pour trouver de la profondeur, souvent l’ailier droit (Ounas) et le buteur (David), qui restent assez hauts dans le système de Fonseca.


Le but est de construire le jeu à l’intérieur en ayant une forte densité, puis d’ouvrir sur les côtés une fois que l’espace s’est ouvert, Lille est très fort pour cela, en s’appuyant sur l’occupation des cinq couloirs de jeu guardioliens en phase offensive, le système se muant très souvent en un 2-3-5. C’est ce système qui a permis à l’équipe de se générer un grand nombre d’occasions et d’être l’une des équipes les plus dangereuses de Ligue 1 l’an dernier, ce devrait encore être le cas cette saison.


Sans ballon désormais, Lille cherche à effectuer un contre-pressing une fois la possession du ballon rendue à l’adversaire, si ce dernier ne fonctionne pas, les Dogues s’organisent dans un bloc médian ou haut selon les rencontres et les tempos de la rencontre. L’idée est d’effectuer un marquage individuel, en se calquant sur le système adverse, le 4-2-3-1 est très souvent efficace pour cela, ne demandant que quelques ajustements par moments. Les milieux ont un rôle essentiel dans la récupération du ballon, ce sont eux qui sont chargés de couper les lignes de passes et d’intercepter les ballons.


Lille est une équipe qui défend globalement très bien, ne concédant pas beaucoup d’occasions sur attaques placées, preuve en est avec son statut de meilleure défense de Ligue 1 théorique l’an dernier. La faiblesse des nordistes, c’est la gestion des contre-attaques adverses, les pertes de balle à la construction peuvent coûter cher en raison du système très protagoniste de Fonseca en possession, ce sont elles qui ont fait mal l’an dernier et ce sera le point à améliorer cette saison.



Gardien :


Au niveau des hommes, Chevalier sera le titulaire dans les buts, comme évoqué plus haut, il a un rôle prépondérant dans la construction du jeu des siens à la relance, il a touché 35 ballons par match en moyenne l’an dernier. Capable de jouer haut pour couvrir la profondeur, il est indispensable et n’est pas non plus un mauvais gardien sur sa ligne, il a effectué 78 arrêts et a réalisé 10 cleans sheets la saison passée. Jakubech présent au club depuis de nombreuses saisons sera sa doublure en cas de problème, en attendant la probable arrivée de Didillon.



Défenseurs :


Concernant la charnière centrale, difficile de savoir quel sera le duo choisi par Fonseca pour cette saison. Tiago Djalo est indispensable sur le papier, mais il ne s’est toujours pas remis de sa blessure et ne débutera pas la saison, il devrait par contre retrouver sa place de titulaire en cours d’année, étant amené à être le nouveau patron de l’arrière garde nordiste suite au départ de Fonte. Au vu des matchs de préparation, on semble plutôt s’orienter vers un duo Umtiti/Yoro pour débuter la saison. Le premier devra être le patron, du haut de son expérience de champion du monde, s’il est au même niveau que sa saison passée à Lecce, cela ne devrait pas lui poser de problèmes. Avec le club italien, il a remporté 61% de ses duels défensifs et a été une vraie valeur sûre de l’équipe au sein de son axe gauche, on se souvient tous du Umtiti bagarreur et solide de l’Equipe de France, et bien on semble l’avoir retrouvé. Il est important de mentionner qu’il est capable d’avoir une présence non négligeable sur coups de pieds arrêtés offensifs, de part son très bon jeu aérien, bien qu’il n’ait pas marqué la saison dernière en Italie.



A ses côtés, le jeune Yoro devra confirmer les attentes placées en lui et les espoirs issus de ses apparitions l’an dernier (13 matchs dont 8 titularisations). Très apprécié de Fonseca, car il a une vraie qualité de pied à la relance, le jeune français est capable de casser les lignes à l’aide de passes, mais également à l’aide de percées. Malgré quelques erreurs de jeunesse, il est déjà très mature et ne plonge pas mentalement en cas d’erreur, en revanche, il va devoir progresser physiquement, bien qu’il remporte 60% de ses duels, grâce à sa défense debout, il se fait parfois bouger à l’épaule, ce qui le rend vulnérable aux buteurs physiques et capables de prendre la profondeur, un diamant à polir en résumé.



Si jamais cette charnière ne donne pas satisfaction, Alexsandro pourrait être une option, s’il reste au club d’ici la fin du mercato, pas forcément très serein l’an dernier, le brésilien s’est surtout fait remarqué pour ses qualités offensives (3 buts). Il reste tout de même une option et peut évoluer axe droit, à la place de Yoro. Il y a aussi le jeune Touré, qui a eu quelques minutes de jeu en préparation, mais difficile de croire qu’il puisse avoir du temps de jeu cette saison, surtout avec le retour de Tiago Djalo à un moment.



Pour ce qui est des latéraux, à droite, Fonseca dispose désormais de deux cordes à son arc, avec Diakité et Santos. Il a une solution plus conservatrice avec Diakité et une solution plus offensive avec Santos, il y a de fortes chances qu’il opte pour Diakité, car cela lui permet de conserver son système à trois défenseurs à la relance, mais il n’est pas impossible que cela puisse évoluer en cours de saison et que Santos devienne le titulaire, avec par exemple un défenseur central replacé au poste de latéral gauche pour relancer. Diakité est très sûr défensivement, ce n’est pas un latéral très offensif, l’an dernier il était l’un des défenseurs perdant le moins de ballons en Europe. Capable de jouer défenseur central, il a une bonne science du placement et ferme très bien le second poteau sur les centres adverses, c’est pour ça qu’il a été choisi l’an dernier par le coach portugais pour occuper ce poste. Il doit progresser dans ses duels défensifs, il en perd encore un trop grand nombre et se retrouve obligé de faire régulièrement des fautes, mais il reste l’un des hommes de base du onze lillois, d’autant qu’il contre-presse assez bien à la perte du ballon.



Santos pourrait être une solution dans les matchs où les Dogues n’arrivent pas à percer le bloc adverse, ou bien si Fonseca décide de faire tourner son équipe ou de changer de système. Il a un profil de piston, mais a évolué en tant que latéral au Portugal, c’est une vraie pile, il est très rapide et n’hésite pas à rapidement se projeter dans le cas adverse, sa heatmap de la saison dernière au Portugal est très parlante pour montrer son activité.



Heat map Tiago Santos


En attaque, il fait très clairement penser à un ailier, il est capable de prendre de vitesse son vis-à-vis, mais également de le dribbler ou bien d’ajuster des centres tranchants, il était l’un des meilleurs centreurs du championnat portugais l’an dernier et a délivré 5 passes décisives. Bien qu’il soit très offensif, il n’en est pas moins un bon défenseur, sa vitesse lui permet de revenir rapidement vers son but en cas de perte de balle et il est costaud dans les duels, bien qu’il doive encore progresser physiquement et dans la gestion de la profondeur dans son dos, des axes de progression, mais une vraie alternative pour Fonseca.



A gauche, le coach portugais devrait de nouveau faire confiance à Ismaily, très offensif la saison dernière, le brésilien est le chouchou de Fonseca, qu’il connait depuis assez longtemps. Ismaily a un rôle important pour écarter le bloc adverse et exploiter l’espace qui s’ouvre devant lui une fois que la différence est créée au milieu de terrain. L’an dernier, il a marqué deux fois et a délivré une passe décisive, preuve qu’il peut apporter offensivement, il n’est pas pour autant un défenseur friable, il a souvent effectué des retours salvateurs. Le problème, c’est qu’il est souvent blessé, il a raté 15 rencontres la saison passée, Gudmundsson devra donc être prêt en cas de pépin. Le défenseur suédois ne manque pas d’envie, mais il est parfois maladroit dans le dernier tiers et il est moins sûr techniquement que le brésilien, il va devoir gommer ses quelques défauts, car il risque d’avoir du temps de jeu cette saison avec la Ligue Europa Conférence.



Milieux :


Au milieu de terrain, André sera la plaque tournante de l’équipe, comme c’est le cas depuis plusieurs saisons désormais. L’an dernier, son rôle s’est encore étendu avec le style de jeu prôné par Fonseca, il est essentiel pour décrocher et proposer une solution supplémentaire à son gardien et à ses défenseurs pour battre la première ligne de pression adverse. Cela se confirme sur le plan statistique, il a touché 84 ballons par match contre 70 la saison précédente, sa précision est en plus très bonne avec 84% de réussite au niveau de ses passes et il réalise plus de 9 passes progressives par match, pratiquement personne ne fait mieux en Europe. Sa heat map est très parlante pour montrer qu’il est la base de la relance lilloise, on le retrouve un peu partout sur le terrain.



Heat map André


Une clé à la relance donc, mais également la pièce maitresse de l’équilibre de l’équipe sur le plan défensif. André a des statistiques impressionnantes à ce niveau, il réalise près de 4 tacles en moyenne par match, là encore, pas grand monde n’arrive à rivaliser avec lui sur le plan européen. Il est également excellent dans les duels aériens et en remporte près de trois par rencontre, en plus de réaliser des interceptions et de régulièrement bloquer des tirs adverses. Vous l’aurez compris, il est indispensable dans le onze de Fonseca et sera l’un des hommes clés des dogues lors de cette exercice 2023-2024.



A ses côtés, Fonseca à deux options pour le moment, avec Baleba et Angel Gomes, difficile de dire lequel de ces deux joueurs sera privilégié pour débuter la saison en tant que titulaire, ce serait plutôt Baleba au vu des matchs amicaux. Le joueur formé à Lille s’est révélé l’an dernier, principalement en fin de saison, il avait été excellent lors de la victoire contre Marseille un cran plus haut. C’est un vrai box to box, capable de récupérer des ballons et de remonter le terrain en cassant les lignes, il apporte un profil différent à une équipe basée sur la possession, il effectuait 3 progressions par match en moyenne l’an dernier, ce qui est un très bon chiffre. Baleba n’est pas pour autant dépourvu de qualité technique, il réussit 84% de ses passes, en revanche, il doit progresser lors de sa prise d’information et lors de ses conduites de balle, il perd des ballons dangereux et ce sera l’un de ses axes d’amélioration pour cette saison 2023-2024.



Angel Gomes a été la trouvaille de Fonseca l’an dernier au poste de numéro 8 dans un double pivot, petit gabarit, il présente un profil plus technique que Baleba et il est excellent pour battre la pression adverse en décrochant, que ce soit par la passe ou bien par le dribble. Il est également capable de délivrer de bons ballons dans la profondeur à l’aide de son jeu long et de se glisser dans les demi-espaces un cran plus haut pour proposer une solution entre les lignes. Un milieu très intelligent et complet donc, qui doit cependant progresser dans le dernier tiers, il a tendance à trop passer le ballon et à ne pas être assez tueur, en atteste ses 2 buts marqués pour 4.59 xG l’an dernier. Lille peut donc adapter son milieu de terrain en fonction du type d’adversaire rencontré, celui-ci risque de se renforcer avec l’arrivée d’un quatrième et d’un cinquième joueur durant la suite du mercato, Bentaleb et Miramon ?



Attaquants :


Offensivement, on devrait retrouver Ounas en tant que titulaire sur l’aile droite. L’Algérien a été un vrai dynamiteur pour l’équipe l’an dernier, il a réussi 54% de ses dribbles et en a tenté 2 en moyenne par match, vrai joueur de différence, il sait prendre l’espace pour ensuite servir ses coéquipiers dans les meilleurs conditions. Le vrai problème avec Ounas, c’est qu’il a été fréquemment blessé l’an dernier, il a raté 17 matchs de championnat, ce qui est beaucoup trop pour en faire un titulaire fiable du 11. Du coup, Zhegrova pourrait avoir sa chance assez régulièrement, il a déjà su la saisir l’an dernier, avec 11 titularisations, signant 3 buts et 4 passes décisives. Joueur très demandeur et qui aime bien remonter le ballon à l’aide de percées, il manque encore parfois de lucidité et s’enferme dans des séries de dribbles parfois inextricables. Il est cependant un joueur capable de faire des différences à n’importe quel moment, que ce soit en tant que titulaire, mais surtout en tant que super sub, où il a souvent fait des ravages face à des défenses fatiguées. Il pourrait partir lors du mercato, mais la tendance est plutôt à une stabilisation dans le nord, il aura à coup sûr sa chance.



Au poste de numéro 10, on retrouvera l’inamovible Cabella, si André est la plaque tournante de l’équipe un cran plus bas, l’ancien montpelliérain est lui la plaque tournante un cran plus haut. Il a réalisé une saison absolument exceptionnelle sur le plan statistique, avec 7 buts et 10 passes décisives, décrochant souvent au niveau de ses deux milieux défensifs, ou bien se glissant dans les demi-espaces un cran plus haut, ses mouvements sont un poison à contenir pour les défenses adverses, d’autant qu’il peut les effectuer dans l’axe, à droite ou bien à gauche du terrain.



Heat map Cabella


Il touche en moyenne 68 ballons par match et les bonifie, plus de 6 actions menant à un tir par match, 0.68 xG et xGA cumulés par rencontres et 8 passes progressives par 90 minutes, ses statistiques offensives sont tout simplement celles de l’un des meilleurs meneurs de jeu de la saison écoulée en Europe. Il est également efficace défensivement, ayant réalisé plus de 2 tacles par match, ce qui est excellent pour un meneur de jeu. Il est fait pour le jeu de Fonseca et sa prolongation récente témoigne de sa volonté de réaliser une deuxième grosse saison, il devrait à nouveau avoir de belles statistiques et être le joueur clé des lillois pour réaliser des différences et se créer des occasions. Au poste de numéro 10, on pourrait retrouver par moments Angel Gomes, évoqué plus haut, il pourrait faire souffler Cabella lors de certains matchs. La recrue Haraldsson, que nous allons évoquer juste en-dessous peut aussi avoir son mot à dire à ce poste en tant que doublure.



Haraldsson est un attaquant polyvalent capable d’évoluer principalement au poste de numéro 10 et en tant qu’ailier droit, mais il a été utilisé par Paulo Fonseca en tant qu’ailier gauche lors de la préparation, il y a donc de fortes chances qu’il démarre la saison à ce poste, avant un possible recrutement qui pourrait bouleverser les choses. Excellent lors des matchs de préparation, avec cinq buts en deux rencontres, c’est un attaquant très mobile, qui dribble peu et qui cherche principalement à faire la différence par la passe. Il réussit en moyenne 84% de ses transmissions et a marqué 4 fois pour 4 passes décisives lors de la dernière saison au Danemark. Difficile d’en savoir beaucoup plus sur ce joueur qui a émergé il y a peu, mais sa polyvalence et son style de jeu semblent coller avec les idées de Fonseca et vu sa préparation, ça pourrait bien être l’une des grosses révélations de notre championnat cette saison.



Pour ce poste d’ailier gauche, Virginius est capable d’y jouer, mais il est en partance pour un prêt et il ne devrait pas avoir sa chance avec l’équipe cette année. Le jeune Malouda semble prometteur, mais difficile également de croire en lui dès maintenant, comme dit plus haut, une recrue à ce poste semble donc bien nécessaire pour remplacer ou épauler Haraldsson.



Concernant la pointe de l’attaque, en attendant un possible départ, David est le titulaire indiscutable, c’est l’attaquant mobile et le finisseur de Fonseca. Auteur de 24 buts l’an dernier, il a souvent été à la réception du bon travail de ses coéquipiers au préalable, capable de jouer sur un côté, il est plutôt cantonné à l’axe au sein de ce 4-2-3-1, mais n’hésite pas à se déplacer sur les côtés parfois. David est un attaquant qui marque les buts qu’il devrait marquer, il s’est procuré 23.96 xG l’an dernier, ce qui correspond exactement à son total de buts, ce n’est donc pas un finisseur hors pair, mais il termine tout de même assez bien les actions. Sa qualité d’appel est sa principale force, il est capable de semer son défenseur à n’importe quel moment, il est globalement assez complet, étant aussi capable de jouer dos au jeu et de remiser pour des coéquipiers lancés. Enfin, son apport défensif n’est pas non plus à négliger, il participe au premier pressing et intercepte régulièrement des relances adverses, c’est aussi pour ça qu’il est tant apprécié par Fonseca. Reste à savoir s’il restera, s’il part, Orban son probable remplaçant devrait tout de même faire le travail. Il y a aussi l’option Bayo, mais l’attaquant semble mis de côté lors de la préparation et n’a jamais su s’imposer l’an dernier, en raison de problèmes extra-sportifs, mais aussi d’une certaine inadaptabilité au système lillois, difficile donc d’en faire une piste crédible pour la pointe de cette attaque.



Pronostic :


Fort d’une belle saison 2022-2023 sous les ordres de Paulo Fonseca, Lille a surtout cherché à consolider ses bases en se renforçant à des postes clés. La défense semble plus solide que l’an dernier avec les arrivées de Tiago Santos et Umtiti, tandis que le club a tenté un gros pari offensivement avec Haraldsson. Le plus gros coup du mercato, c’est probablement d’avoir conservé Fonseca, le portugais est déterminé et avec lui les dirigeants visent clairement le top 4 cette saison, synonyme de retour en Ligue des Champions. Si le LOSC parvient à doubler les postes de milieu de terrain, d’ailier gauche et de buteur lors de la fin du mercato, pour pouvoir jouer sur deux tableaux en même temps, l’équipe semble armé pour répondre à ses ambitions, fort d’un collectif déjà bien huilé la saison dernière. Il faudra tout de même que la formation de Fonseca soit plus efficace, car son manque de réalisme l’an dernier lui a coûté très cher dans la dernière ligne droite, le départ ou non de David est aussi un élément clé, s’il reste, les dogues seront encore plus redoutables. Il y a donc quelques petits doutes concernant cette saison lilloise, mais l’équipe semble plus forte que l’an dernier et cela semble être l’année ou jamais, c’est en tout cas ce qu’on se dit au club après avoir conservé Fonseca, pour nous Lille va terminer sur le podium, en espérant un joli parcours en parallèle au sein de la Ligue Europa Conférence, qui semble jouable pour les nordistes.


Pronostic : 3 ème

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