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Guide Ligue 1, Paris Saint Germain

Paris Saint Germain


Logo PSG

Billet rédigé le 06/08


Histoire :


Le Paris Saint-Germain est l’un des clubs majeurs du foot français depuis sa création en 1970, suite à une fusion entre le Stade Saint-Germanois, club qui avait été fondé en 1904 et le Paris FC, un club virtuel créé dans le but d’une fusion. Au préalable, le Stade Saint Germanois était un club modeste qui figurait dans les divisions inférieures.


Après son intégration en deuxième division après sa fondation, le PSG est contraint de repartir en troisième division suite au désengagement du Paris FC. Le club monte rapidement en première division à l’issue de la saison 1973-1974, la prise de pouvoir de Francis Borelli au poste de président en 1978 va permettre à l’équipe de connaître sa première belle période.


Les parisiens remportent deux coupes de France en 1982 et 1983 ainsi qu’un premier titre de champion à l’issue de la saison 1985-1986. Après la fin de l’ère Borelli en 1991, le club de la capitale est racheté par Canal + en 1991, le groupe veut concurrencer l’Olympique de Marseille sur la scène nationale.


Cela fonctionne puisque le Paris SG remporte de nombreux titres avec un deuxième championnat de France en 1994, trois coupes de France en 1993, 1995 et 1998 ainsi que deux coupes de la Ligue en 1995 et 1998. Le club connait également ses premiers succès à l’échelle européenne avec une victoire en Coupe Intertoto 2001 ainsi que le gain de la Coupe des Vainqueurs de Coupes en 1996. Les parisiens parviendront aussi à atteindre les demi-finales de la Coupe de l’UEFA lors de l’exercice 1993-1994 et les demi-finales de la Ligue des Champions en 1995.


Après cette belle période, le club parisien va malheureusement connaître un déclin, malgré deux nouvelles coupes remportées en 2004 et 2008. L’équipe ne se qualifie plus de manière régulière en coupe d’Europe et ne réalise pas de bons parcours au sein de celle-ci quand elle y parvient. Ni l’arrivée de Ronaldinho en 2006, ni le changement de propriétaire avec le rachat du club par le fonds d’investissement Colony Capital en 2006 n’y changent quelque chose.


Pire, Paris frôle la relégation à plusieurs reprises, notamment lors de la saison 2007-2008, avec un sauvetage lors de la dernière journée, après un succès 2-1 sur la pelouse de Sochaux. L’équipe n’arrive plus réellement à progresser, malgré le gain d’une nouvelle Coupe de France en 2010. Un tournant majeur va alors avoir lieu pour le club, qui est racheté à 70% par le groupe Qatar Sports Investment en 2011.


Ce rachat amorce un changement de cap pour le club qui a de grandes ambitions, régner au niveau national, mais surtout remporter à terme la Ligue des Champions. Suite à l’arrivée des Qataris à la tête du PSG, l’équipe est rapidement renforcée avec l’arrivée notable de Javier Pastore, Carlo Ancelotti devient l’entraîneur en cours de saison. Pour ce premier exercice, Paris vise le titre de champion de France, mais l’équipe sera surprise par Montpellier et doit se contenter d’une place de dauphin.


L’été suivant, le club parisien frappe un grand coup avec le transfert de Zlatan Ibrahimovic, il va faire entrer l’équipe dans une autre dimension et lui permet de remporter un premier titre de champion de France sous l’ère Qatari. En Ligue des Champions, les débuts sont encourageants avec une défaite en quarts de finale face au FC Barcelone, après un joli parcours.


Pour l’exercice 2013-2014, Carlo Ancelotti décide de quitter son poste et il est remplacé par Laurent Blanc, le club acquiert Edinson Cavani durant l’intersaison pour un montant record de 64.5 millions d’euros et achètera également Marquinhos. Les parisiens remportent un second sacre consécutif en championnat et la Coupe de la Ligue, mais ils sont de nouveau éliminés en quarts de finale de la Ligue des Champions, cette fois-ci contre Chelsea.


Blanc est conforté et réalise une saison record en 2014-2015 avec un triplé national, le premier de l’histoire du club, mais le Paris SG est de nouveau éliminé en quarts de finale de la Ligue des Champions, une nouvelle fois face au FC Barcelone. L’exercice qui suit verra l’arrivée d’Angel Di Maria lors de l’intersaison, le club bat le record du nombre de points en Ligue 1 avec 96 unités et réalisera un nouveau triplé national, en revanche, les parisiens sont éliminés une quatrième saison de suite en quarts de finale de la Ligue des Champions, face à Manchester City.


Cette défaite est celle de trop pour Laurent Blanc qui est remercié à l’issue de la saison, il sera remplacé par Unai Emery, c’est aussi la fin de l’aventure parisienne pour la légende Ibrahimovic. Cet exercice 2016-2017 est une année de transition pour le PSG qui ne remporte pas le titre de champion de France cette saison là, en raison d’un très grand AS Monaco. L’équipe conserve tout de même ses deux coupes nationales, mais vivra une véritable humiliation en Ligue des Champions, après avoir remporté le match aller 4-0 contre le FC Barcelone, les hommes d’Emery se liquéfient et s’inclinent 6-1 lors du match retour, c’est la remontada.


Malgré cette lourde défaite, l’entraineur espagnol reste en poste la saison suivante, lors du mercato, le PSG brise tous les records en recrutant Neymar pour la somme de 222 millions d’euros depuis le FC Barcelone, mais également Mbappé qui arrive en prêt avec option d‘achat obligatoire de 180 millions d’euros en provenance de l’AS Monaco. Pour la première saison de ce duo, Paris redevient souverain en France avec un triplé national, mais vit une nouvelle désillusion européenne avec une élimination dès les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, contre le Real Madrid.


Emery est limogé et Thomas Tuchel est nommé pour lui succéder la saison suivante, le club parisien remporte le championnat, mais sera surpris en coupes nationales et n’en remporte aucune. En Ligue des Champions, l’équipe connaît une nouvelle élimination contre Manchester United en huitièmes de finale, après un scénario rocambolesque. La seconde saison de l’entraineur allemand sera bien meilleure, il réalise le triplé national et va parvenir à hisser le club en finale de la Ligue des Champions, lors d’une édition 2019-2020 où un final eight sera mis en place suite au Covid-19. Face au Bayern Munich en finale, le PSG ne passe pas loin de réaliser son rêve, mais s’incline sur la plus petite des marges, 0-1, après avoir raté plusieurs occasions.


En 2020-2021, Tuchel est limogé après un très mauvais début de saison, le club de la capitale terminera dauphin du LOSC en fin d’exercice sous les ordres de Mauricio Pochettino, mais il atteindra le dernier carré de la Ligue des Champions (défaite contre Manchester City), après avoir notamment pris sa revanche face au Bayern Munich en quarts de finale. L’équipe remporte tout de même la Coupe de France, son seul trophée de la saison.


Lors de l’été suivant, le Paris SG recrute Lionel Messi, ce qui lui permet de former un trio Messi/Mbappé/Neymar en attaque. Mais cette association ne se révèle pas utile en Europe, Paris subit à nouveau les foudres du Real Madrid en huitièmes de finale, alors que l’équipe semblait avoir son destin en mains. Pochettino sera limogé en fin de saison après le gain du championnat, il est remplacé par Christophe Galtier.


L’an dernier, alors que le club devait amorcer un renouveau suite à l’arrivée d’un entraîneur français et un changement de directeur sportif avec la nomination de Luis Campos, le PSG a encore vécu une saison mouvementée. Après un excellent début de saison, l’équipe n’a pas fait le poids en Ligue des Champions et a de nouveau été éliminée dès les huitièmes de finale face au Bayern Munich, sans réussir à marquer le moindre but aux allemands. Les parisiens ont également perdu face à l’OM en Coupe de France et ont dû attendre la fin de la saison pour assurer le titre de champion de France, avec seulement une unité d’avance sur le Racing Club de Lens.


En plus de cela, Galtier a fait l’objet de polémiques suite à des accusations de propos discriminatoires lors de son passage à l’OGC Nice. Luis Enrique a été nommé entraineur pour le remplacer, l’Espagnol devra remettre sur pied l’équipe et lui permettre de retrouver sa domination nationale tout en retrouvant à minima le dernier carré de la Ligue des Champions. Il devra également développer une véritable idée de jeu, ce qui n’a pas été le cas ces dernières saisons au PSG.



Palmarès :


11 Championnats de France de Ligue 1 : 1986, 1994, 2013, 2014, 2015, 2016, 2018, 2019, 2020, 2022, 2023.


1 Championnat de France de Ligue 2 : 1971.


14 Coupes de France : 1982, 1983, 1993, 1995, 1998, 2004, 2006, 2010, 2015, 2016, 2017, 2018, 2020, 2021.


9 Coupes de la Ligue : 1995, 1998, 2008, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2020.


11 Trophées des Champions : 1995, 1998, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2022.


1 Coupe des Coupes : 1996.



Stade :


Parc des Princes

Capacité : 47 929 Places


Le stade du Parc des Princes ou plus simplement le Parc des Princes est un stade situé depuis 1897 dans le sud-ouest de la ville de Paris, dans le 16e arrondissement de Paris, puis dans sa forme actuelle sur le périphérique parisien depuis 1972. Constituant le plus important stade français depuis cette date jusqu'en 1998, sa capacité de 48 583 places en fait aujourd'hui le cinquième plus grand stade français, mais toujours l'un des plus anciens et des plus connus, sinon le plus connu de la région parisienne avec le Stade de France (situé plus au nord à Saint-Denis).Propriété de la Ville de Paris, le stade est en concession à la SESE3, une société fondée en 1988, devenue filiale de Canal + en août 1992, cédée en juin 2006 lors de la vente du PSG à un fonds d'investissements américain (Colony Capital), à un fonds d'investissements français (Butler Capital Partners) et à une banque américaine (Morgan Stanley). Le bail de concession du stade est renouvelé en 2014 par la Ville de Paris pour une durée de 30 ans à la SESE, désormais sous le contrôle de Qatar Sport Investments (QSI) depuis fin mai 2013. Le premier Parc est inauguré le 18 juillet 1897 sous le nom de « Parc des Princes », mais l'actuelle enceinte signée par l'architecte Roger Taillibert date de 1972.


Le site est desservi par les stations de métro Porte de Saint-Cloud (M9) et Porte d'Auteuil (M 10). La direction du Paris Saint-Germain a pour projet d'augmenter la capacité du stade, et a annoncé que le stade fera l'objet d'un agrandissement dans les années à venir afin de porter sa capacité à 60 000 places. Cependant, au vu de l'importance des travaux, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'enceinte et dans les environs du stade ces derniers rendent impossibles, en termes de délai, ce projet avant la tenue des Jeux olympiques de 2024 à Paris. Il a également été évoqué l’an dernier la possibilité de déménager au Stade de France lors des saisons à venir, mais ce projet n’a pour le moment pas vu le jour.



Parc des Princes

Président :


Nasser Al-Khelaifi a 49 ans, il s’agit d’un homme d’affaires et politique Qatari. Il a fait des études dans le domaine de l’économie au Qatar et a obtenu une maitrise en administration des finances, il rejoint par la suite Al Jazeera en 2003, une chaine de télé Qatarie. Après être devenu directeur du Qatar Sport Investments en 2004, il devient directeur général d’Al Jazeera en 2006 et sera à l’origine de la création de Bein Sports, une chaine sportive visant à diffuser le football dans le monde, plus précisément en Afrique, au Moyen-Orient et en France. Al-Khelaifi a également eu une carrière de joueur de tennis entre 1992 et 2003, où il a principalement disputé des tournois mineurs, il réussit à atteindre son meilleur classement en 2002, en étant classé 995 ème à l’ATP.


Lorsque le Qatar rachète le Paris Saint-Germain en 2011, il est nommé président du club pour en assurer la gestion, il va s’entourer de nombreuses personnes pour cela, mais certaines d’entre elles font aujourd’hui polémique, certains estimant que beaucoup n’ont pas forcément les compétences requises pour évoluer à divers postes. Al-Khelaifi est également un président assez discret, devant gérer d’autres choses en parallèle du club, il n’est pas toujours présent au sein de celui-ci, ce qui lui vaut des critiques depuis de nombreuses saisons. Sous sa présidence, le PSG est devenu un géant national, mais échoue toujours à décrocher la Ligue des Champions, l’objectif du Qatar depuis son arrivée dans la capitale.


Le président parisien est malgré tout conforté par l’émir ces dernières saisons, cet été, il est engagé dans un bras de fer avec Mbappé, il a l’occasion de montrer qu’il peut prendre des décisions fortes, ce qu’on lui reproche depuis son arrivée, certains disant qu’il laisse les choses se passer au sein du club sans forcément agir. En dehors du PSG, Al-Khelaifi fait l’objet d’une enquête ces derniers temps, il est accusé d’être lié à une affaire d’enlèvement, de séquestration et de torture, si les faits sont avérés, cela pourrait remettre en cause son poste au sein du club parisien. Enfin, il est également influent au sein des instances françaises, il fait partie du conseil d’administration de la Ligue de Football Professionnel depuis 2014, il a aussi été nommé personnalité la plus influente du football en 2020.



Situation financière :


Au niveau économique, le Paris SG affiche chaque saison un bilan négatif, cela a encore été le cas au terme de la saison 2021-2022, avec une perte d’un peu plus de 368 millions d’euros. Cette perte s’explique par les dépenses du club sur le marché des transferts et par les immenses salaires octroyés à Mbappé, Messi, Neymar et d’autres joueurs ces dernières saisons, le manque d’indemnités perçues lors des départs de certains éléments est également un facteur impactant. Néanmoins, contrairement aux autres clubs de Ligue 1, le PSG ne craint pas ses dettes, car il bénéficie du soutien de Qatar Sport Investments, qui a des ressources pratiquement illimitées et qui peut couvrir les pertes financières du club de la capitale.


Le départ de Messi cet été devrait soulager les finances parisiennes, le possible départ de Mbappé pourrait également aider. Mais quoi qu’il arrive, le seul ennemi de la direction parisienne sur le plan financier est le Fair-Play Financier. Ce dernier empêche chaque saison le club d’investir autant qu’il le voudrait, malgré des fonds très importants. La nouvelle politique qui semble mise en place par le club cet été devrait également limiter les pertes financières, avec des recrutements mieux ciblés et le départ de salaires importants, le tout sous la direction de Luis Campos.



Coach :


Luis Enrique a 53 ans, il est Espagnol et a eu une carrière de joueur professionnel en tant que milieu de terrain et attaquant. Celle-ci débute en 1989, au Sporting Gijon, en Espagne, il joue peu, mais il parvient à marquer 15 buts en à peine 38 matchs, ce qui lui permet d’être recruté par le Real Madrid en 1992. Très polyvalent et technique sur un terrain, Luis Enrique continue d’acquérir de l’expérience pendant quatre saisons chez les merengues, avant de s’engager chez l’éternel rival, le FC Barcelone. Ce transfert ne sera pas bien accepté de la part des supporters de la Maison Blanche, Luis Enrique performe immédiatement au FC Barcelone et va connaître l’apogée de sa carrière à partir de 1996.


Il remporte avec les catalans deux championnats d’Espagne, deux coupes d’Espagne, une Coupe des Coupes, une Supercoupe d’Espagne et une Supercoupe d’Europe, en à peine trois saisons. Il marquera un total de 108 buts en 300 matchs avec le FC Barcelone et n’hésitera pas à chambrer les supporters du Real Madrid à chaque fois qu’il marque contre les Madrilènes. Lors de la fin de sa carrière entre 2002 et 2004, il sera le capitaine de l’équipe, sur le plan international, il joue trois Coupes du Monde avec l’Espagne, mais ratera l’Euro 2000, en raison d’une blessure. Luis Enrique met un terme à sa carrière de joueur en 2004, après huit saisons à Barcelone.


Après cela, il décide de se consacrer à ses passions, le surf, le cyclisme et la course à pied, puis il cherche à se reconvertir en tant qu’entraîneur. Il est d’abord nommé coach de l’équipe réserve du FC Barcelone en 2008, il parviendra à faire monter l’équipe d’une division lors de sa deuxième saison. Luis Enrique démissionne ensuite en 2011, pour devenir entraineur principal de l’AS Rome, mais ce passage sera un échec, le coach Espagnol ne parvenant pas à transmettre ses principes de jeu en Italie. Il signe ensuite au Celta Vigo en Espagne pour se relancer en 2013, chose qu’il parvient à faire, car il réalise une belle saison en terminant à la neuvième place du championnat.


Alors que le FC Barcelone est à la recherche d’un entraîneur suite au départ de Gerardo Martino en 2014, la direction catalane décide de faire confiance à Luis Enrique, qui revient donc dans son club de cœur. Là-bas, le technicien va connaitre le pic de sa carrière d’entraîneur, pour sa première saison, il réalise un triplé historique en remportant la Liga, la Coupe du Roi et la Ligue des Champions, face à la Juventus Turin en finale (3-1). Lors de l’exercice 2015-2016, il gagne à nouveau la Liga et la Coupe du Roi, mais il échoue sur le plan européen. Pour sa dernière saison en Catalogne durant l’exercice 2016-2017, il parvient uniquement à remporter la Coupe du Roi, après une année plus difficile. Luis Enrique est l’entraîneur du FC Barcelone avec le meilleur ratio de victoires, affichant un total de 76% de succès en trois saisons à la tête de l’équipe.


Après ce passage réussi, il décide de s’investir dans le football de sélection et devient sélectionneur de l’Espagne après le mondial 2018, suite à un problème familial avec le décès de sa fille, il quitte la sélection quelques mois en 2019 avant de revenir en poste. Il réalise un joli parcours avec la Roja lors de l’Euro 2021, atteignant la demi-finale et étant uniquement éliminé aux tirs aux buts par l’Italie, future gagnante de la compétition. Il poursuit l’aventure jusqu’à la Coupe du monde 2022 au Qatar, mais le parcours de l’Espagne est un échec avec une élimination dès les huitièmes de finale contre le Maroc et le coach Espagnol décide de quitter ses fonctions. Il a été nommé nouvel entraineur du Paris Saint-Germain cet été, son objectif sera de refaire du club un prétendant crédible à la Ligue des Champions, en étant à nouveau souverain sur le plan national et en mettant en place un véritable style de jeu.



Bilan saison 2022-2023 :


Que dire de la saison 2022-2023 du PSG, à part qu'elle a été une nouvelle fois très décevante, malgré un onzième titre de champion de France à l'arrivée.


Décevante car elle avait pourtant bien commencée, exit Pochettino, place à Galtier accompagné de Luis Campos pour enfin en finir avec le bling bling, du moins c'est ce qu'on nous a fait croire. Un début de saison en fanfare, prolongation de Mbappé, Messi et Neymar au sommet de leur art, 21 buts en 4 matchs, dont une retentissante victoire sur la pelouse du LOSC en août, 7-1. On se dit alors que Galtier a trouvé la solution, que cette équipe va rouler sur tout le monde avec ce nouveau système en 3-4-2-1, faisant la part belle aux pistons Hakimi et Nuno Mendes, ainsi qu'au trio offensif.


Mais très vite, on s'aperçoit que cela ne sera pas aussi simple, Monaco est la première équipe qui parvient à gêner le PSG, fort d'un pressing haut et d'une prise en individuelle des joueurs parisiens. Les monégasques ouvrent le score et tiennent bon, il faudra un penalty de Neymar pour sauver les locaux, première alerte. La machine s'enraye peu à peu, Benfica obtient un point au Parc, alors que Reims neutralise les parisiens en championnat. Mbappé commence à s'agacer, il veut retrouver son vrai poste à gauche de l'attaque et en a marre de jouer en pointe.


Alors que les trois stars faisaient les efforts en début de saison, cela ne tient plus et la défense est trop exposée. Galette change son système et passe à une défense à 4, c'est le début de ses nombreux atermoiements tactiques. Il ne trouvera jamais la solution et le jeu de l'équipe va s'effriter au fil de la saison, jusqu'à la trêve, les parisiens roulent sur tout le monde en championnat, mais ils connaissent une première désillusion en Ligue des Champions, terminant deuxième, la faute à un manque d'envie lors du dernier match contre la Juventus et à une moins bonne différence de buts que Benfica.


La reprise post Coupe du Monde marque le début de l'agonie du PSG, Messi n'a plus la tête à son club après son succès mondial, Neymar est en dépression, tout repose sur Mbappé, qui fait des miracles, mais qui ne peut pas tout faire. Les parisiens sont sonnés une première fois à Bollaert, première défaite de la saison contre Lens, 3-1. S'en suit deux nouveaux revers contre Rennes (0-1) et à Monaco (1-3). Globalement, le PSG n'a jamais répondu présent dans les gros matchs, ses faiblesses tactiques étant trop criantes, avec un bloc trop facilement mis à mal par le pressing adverse et les renversements de jeu. Au final, l'équipe encaissera 40 buts en championnat, son pire total depuis la saison 2011-2012 et le pire total pour un champion de France depuis 2002-2003. Le pire, c'est que l'équipe surperforme ses xGA en défense, avec 7 buts évités, souvent grâce aux prestations de Marquinhos et Donnarumma.


Le néant du jeu parisien est parfaitement symbolisé par le match aller contre le Bayern en Ligue des Champions, un milieu qui manque de course et une absence totale de profondeur en l'absence de Mbappé, blessé. L'équipe est logiquement punie, 0-1. Au préalable, les parisiens avaient connu une autre désillusion, en perdant face à Marseille dès les huitièmes de finale en Coupe de France, subissant une nouvelle fois un gros pressing, 1-2. Les pistons n'en peuvent plus et subissent en permanence les attaques adverses, on se demande même à un moment si cette équipe parviendra à tenir sa première place, il faudra un scénario fou contre Lille pour relancer le club, 4-3. L'équipe prend aussi sa revanche sur l'OM, avec un retentissant succès 3-0 au Vélodrome. Mais cela ne suffit pas en LDC, comme chaque année, Neymar se blesse et Paris passe à travers, défaite 3-0 sur l'ensemble des deux matches, cinquième élimination avant les quarts sur les sept dernières saisons.


S'en suit la traditionnelle fin de saison en roue libre du club de la capitale, Neymar ne reviendra pas, Verratti ne joue presque plus depuis sa prolongation, on compte sur les exploits de Mbappé pour tenir bon. Le bilan a domicile au sortir de cette saison est catastrophique, 4 défaites et seulement le 4 ème meilleur total du championnat avec 41 points. Le PSG sera uniquement sauvé par un coup de pouce contre Lens, avec un carton rouge précoce, l'équipe l'emporte 3-1 et assure quasiment son titre. Cette fin d'exercice s'accompagnera comme d'habitude de polémiques, l'absence de Messi à l'entraînement et l'affaire Galtier en sont les meilleurs exemples.


Sur le plan individuel, difficile de sortir des points positifs, on peut dire que Mbappé a bien tenu son rang avec un total de 41 buts et 10 passes décisives en 43 matchs, heureusement qu'il était là... Messi a été meilleur que lors de sa première saison, 21 buts et 20 passes décisives en 41 matchs, mais absent en Ligue des Champions quand ça compte vraiment. Il faut souligner la belle saison de Nuno Mendes, qui est monté en puissance, malgré des problèmes de blessure. On peut aussi avoir espoir pour Zaire-Emery, qui a montré de belles promesses lors de ses apparitions. Pour le reste, on peut pratiquement tout jeter, hormis le soldat Danilo Pereira. Hakimi a eu des problèmes personnels et a été trop irrégulier, Neymar s’est blessé comme à son habitude, Verratti et Marquinhos symbolisent la lose du club depuis de nombreuses saisons et les recrues Ekitike et Soler ont été transparentes, un peu comme la saison du club finalement, il faudra que Luis Enrique change beaucoup de choses pour relancer cette équipe.


Bilan chiffré :


1 er de Ligue 1

85 points (2.24 par match)

27 victoires, 4 nuls, 7 défaites


A domicile

4 ème de Ligue 1

41 points (2.16 par match)

13 victoires, 2 nuls, 4 défaites


A l’extérieur

1 er de Ligue 1

44 points (2.32 par match)

14 victoires, 2 nuls, 3 défaites


Buts

89 pour (2.34 par match), 1 ère attaque

40 contre (1.05 par match), 5 ème défense

Différence : +49


Data

xG : 86.15

1 er de Ligue 1

Différence xG-buts marqués : +2.85


xGA : 47.11

6 ème de Ligue 1

Différence xGA-buts encaissés : +7.11



Mercato :


Au niveau du mercato, comme très souvent le PSG est dans toutes les rumeurs et il y a eu beaucoup de mouvements, que ce soit dans le sens des arrivées ou bien dans celui des départs. Ce mercato est loin d’être terminé et à l’heure où ces lignes sont écrites, il va encore y avoir beaucoup de changements dans le club de la capitale.


Départs :


Pour ce qui est des départs actés, le gros mouvement de l’été, c’est bien entendu la fin de contrat de Messi. Bien que son investissement sur le terrain ait pu être remis en cause, son bilan statistique était énorme l’an dernier, avec 28 buts et 21 passes décisives, cela reste une perte majeure dans le secteur offensif. Les dirigeants ont dû chercher un joueur pour le remplacer, sur le plan financier, cela soulage la masse salariale, avec un gros salaire en moins


L’autre départ d’un cadre du onze concerne Sergio Ramos, après une deuxième saison plus convaincante que la première, l’espagnol n’a pas été prolongé et quitte le club librement. Un choix logique, d’autant que le club a anticipé son départ comme nous le verrons plus bas, cela diminue également la masse salariale.


Le PSG a ensuite très bien vendu Bitshiabu au RB Leipzig, après une saison où il a fait quelques apparitions, mais où il n’a pas convaincu le board, il ne rentrait pas dans les plans de Luis Enrique. Il commet beaucoup d’erreurs sur le plan défensif, mais le club allemand a souhaité le recruter pour 15 millions d’euros, une aubaine pour la direction, qui tire un très joli bénéfice pour un joueur formé au club.


Vente aussi pour Icardi, qui a définitivement rejoint Galatasaray pour 10 millions d’euros, après son prêt réussi en Turquie l’an dernier, ponctué de 23 buts et 8 passes décisives. Lui aussi ne rentrait plus dans les plans parisiens depuis deux saisons maintenant, le club réalise une grosse perte, car il avait été acheté 50 millions d’euros en 2020, cependant il parvient à dégraisser son effectif et à se libérer à nouveau d’un gros salaire.


La dernière vente de l’été pour le moment concerne Dina Ebimbe, le titi à rejoint Francfort pour 6 millions d’euros, après un prêt réussi également. On peut se questionner sur ce transfert, car le joueur montre de belles choses en Allemagne et aurait peut être pu être intéressant dans la rotation à Paris. Des questions aussi financières, car sa valeur marchande de 10 millions d’euros est plus élevée que le montant de l’indemnité.


Enfin, le jeune Kari a été à nouveau prêté à Lorient, déjà prêté la saison dernière, il a besoin de temps de jeu et grapillera bien plus facilement des minutes en Bretagne pour progresser, un choix cohérent.


Arrivées :


Dans le sens des arrivées, déjà pas mal de mouvements, Ugarte est le plus gros recrutement de l’été pour le moment, le milieu défensif uruguayen a été acheté 60 millions d’euros en provenance du Sporting Portugal. Il vient combler un véritable besoin à ce poste depuis de nombreuses saisons et il s’agissait d’une demande de Luis Enrique. Auteur de deux belles saisons à Lisbonne, il devra franchir un cap à Paris et permettre à l’équipe d’être meilleure dans ce secteur qui lui fait régulièrement défaut. Le montant déboursé pour s’attacher ses services pose néanmoins question, car il n’a encore rien prouvé au très haut niveau, ce sera un point à surveiller.


Les dirigeants ont ensuite acheté Lucas Hernandez pour 45 millions d’euros au Bayern Munich, barré par la concurrence en Allemagne, il vient à Paris pour s’imposer comme un titulaire et va apporter sa polyvalence, car il peut jouer en défense centrale ou bien au poste de latéral gauche. Quelques inquiétudes entourent néanmoins son transfert, dont ses blessures, qui sont récurrentes ces dernières saisons, dans un effectif comptant beaucoup de joueurs fragiles, ce n’était peut être pas la meilleure des idées. Une question financière aussi, car le montant déboursé semble très élevé pour un joueur régulièrement blessé et qui semble plutôt parti pour être une doublure quand toute l’équipe sera sur pied.


Le club a ensuite réalisé un recrutement surprise, avec l’arrivée de Kang-in Lee pour 22 millions d’euros en provenance de Majorque. Auteur d’une belle saison en Espagne, il s’agit d’un milieu offensif polyvalent, capable de jouer sur les ailes ou derrière l’attaquant, bien qu’il préfère surtout évoluer sur l’aile gauche. Il a l’air d’être un joueur de devoir, qui ne rechigne jamais à faire les efforts, ce dont a besoin le PSG en attaque, surtout sous Luis Enrique, qui va demander un gros pressing comme nous en parlerons plus bas. Un pari, car il n’est pas certain qu’il soit performant à Paris, mais un joueur qui sera à suivre et qui semble prometteur.


Prometteur tout comme Xavi Simons, qui est de retour à Paris cet été, le club a activé la clause de rachat prioritaire de 4 millions d’euros incluse dans son contrat après sa superbe saison avec le PSV Eindhoven, où il a inscrit 22 buts et délivré 12 passes décisives. Néanmoins, Xavi Simons ne jouera pas sous le maillot parisien cette année, car il a été prêté dans la foulée au RB Leipzig pour avoir davantage de temps de jeu, un choix qui interroge, car il semblait pourvoir prétendre à du temps de jeu dans ce PSG version Luis Enrique.


Ensuite, Paris a validé le recrutement libre de Skriniar après la fin de son contrat avec l’Inter Milan, une opération qui était bouclée depuis de nombreux mois. Tout comme Hernandez évoqué plus haut, la question principale concerne ses blessures, car il se remet de problèmes au dos et n’a pratiquement pas joué avec le club italien la saison dernière. Cela semble tout de même être un bon coup, car le club s’est offert un défenseur fiable s’il est en forme physique, le tout gratuitement, à un poste qui avait besoin de renforts après le départ de Sergio Ramos notamment.


Autre arrivée libre, celle d’Asensio, en fin de contrat après plusieurs saisons au Real Madrid, l’ailier espagnol a signé à Paris et retrouve Luis Enrique, qu’il a déjà connu avec la sélection. Il devrait avoir un rôle de doublure, rôle auquel il était déjà habitué en Espagne, ce qui ne devrait pas le déranger outre mesure. Un recrutement intelligent, qui permet de doubler des postes où l’effectif n’était clairement pas assez bien fourni la saison dernière.


On notera aussi parmi les arrivées officielles, que l’achat d’Ekitike pour 28.5 millions d’euros en provenance de Reims a été validé cet été. Il s’agissait d’une option d’achat obligatoire après son prêt d’un an l’an passé, un joueur qui devra par ailleurs montrer beaucoup plus s’il veut s’imposer un jour à Paris. A noter aussi le recrutement libre de Ndour, un milieu de terrain qu’on risque plutôt de voir évoluer avec la réserve, il évoluait avec la réserve de Benfica auparavant. Arrivée libre aussi pour Tenas, qui ne rentrait plus dans les plans de Barcelone et qui a été recruté pour être la doublure de Donnarumma à priori.


Même si leurs arrivées ne sont pas encore officielles, Gonçalo Ramos et Dembélé vont rejoindre le PSG dans les prochains jours au moment où ces lignes sont écrites. Concernant Gonçalo Ramos, on parle d’un prêt d’un an assorti d’une option d’achat obligatoire de 65 millions d’euros, plus 15 millions d’euros de bonus, un montage financier qui vise à contourner le Fair-Play Financier. Le buteur portugais serait le numéro 9 titulaire de l’équipe et comblerait le possible départ de Mbappé, dont nous parlerons bien entendu plus bas. Il reste sur une très belle saison au Portugal, c’est un tueur de surfaces avant tout, avec 27 buts l’an dernier, mais aussi 12 passes décisives. Reste à savoir s’il parviendra à s’imposer à Paris, le montant qui sera déboursé dans un an pour s’attacher ses services semble en tout cas assez cohérent, compte tenu de la difficulté de trouver un numéro 9 sur le marché cet été et de sa valeur marchande de 50 millions d’euros.


Dembélé va lui rejoindre le PSG pour 50 millions d’euros, après que les dirigeants aient fait fonctionné la clause incluse dans son contrat avant le 1 er août. Un recrutement qui interroge, car Dembélé est pétri de talent, aucun doute là-dessus, mais il se blesse très souvent ces dernières saisons, dans un effectif comprenant déjà plusieurs joueurs fragiles, il pourrait être un absent de plus dans les moments importants. Questionnement aussi sur le plan financier, car Dembélé était libre il y a un an, avant de prolonger à Barcelone, le club aurait donc pu le recruter l’an dernier et perd 50 millions d’euros dans l’opération. Des doutes donc, à voir s’il parviendra à les lever en étant régulier et apte toute la saison, il devrait partir comme titulaire cette saison à droite de l’attaque parisienne.


Suite du mercato :



Mercato très agité donc dans la capitale, les départs de Messi, Sergio Ramos, Icardi et Bitshiabu semblent tous logiques et permettent d’alléger la masse salariale tout en diminuant le nombre de joueurs dans l’effectif, bien que la perte de Messi soit préjudiciable sportivement malgré tout ce qu’on peut dire. Des départs qui sont loin d’être terminés cet été, car le loft parisien est comme chaque année bien plein et plusieurs joueurs sont invités à se trouver un nouveau club d’ici la fin du mercato. Il y a d’abord Navas, dont le traitement par le PSG est incompréhensible depuis deux ans, très bon gardien et vraie valeur sûre parisienne, il a perdu sa place de titulaire sans raison au profit de Donnarumma et le club veut s’en séparer définitivement, après un prêt à Nottingham Forest la saison dernière. On retrouve Diallo, qui ne rentre pas du tout dans les plans de Luis Enrique et qui reste sur un prêt au RB Leipzig, le club risque de perdre gros après l’avoir acheté 32 millions d’euros à Dortmund il y a quelques saisons. Il y a ensuite Juan Bernat, sur lequel le club ne compte plus, trop souvent blessé et victime de l’arrivée d’Hernandez cet été. Kurzawa doit lui aussi trouver un point de chute, sa carrière est en pointillés depuis trop longtemps maintenant, mais il vient de se blesser lors de la préparation. Même chose pour Dagba, qui reste sur un mauvais prêt à Strasbourg et qui n’a jamais su s’imposer à Paris. On retrouve ensuite Paredes, qui a été proche de partir durant ce mercato, mais qui est toujours dans la capitale, encore une perte en vue, car acheté 40 millions d’euros en 2019 au Zenith Saint Pétersbourg. On poursuit avec Renato Sanches, le milieu portugais a été un véritable échec et il a été trop souvent blessé pour apporter quelque chose l’an dernier, l’AS Rome serait sur les rangs pour le relancer. Retour de prêt ensuite pour Wijnaldum, auquel le club cherche une porte de sortie, encore une erreur de casting, pour un joueur qui était très neutre sous le maillot parisien. Le jeune Michut devrait lui être prêté pour avoir plus de temps de jeu, car il a besoin de progresser et il pourra difficilement avoir du temps de jeu cette année, avec la concurrence au milieu. Sur le plan offensif, on retrouve Draxler, qui est de retour de son prêt au Benfica, les portugais n’ont malheureusement pas levé l’option d’achat et les dirigeants lui cherchent à nouveau une porte de sortie.


Et enfin, bien entendu, il y a le cas Mbappé, faisant lui aussi partie du loft depuis quelques jours, il est clairement mis de côté par le club, qui espère tirer une indemnité de transfert de son départ pour se sauver la face, après lui avoir proposé un nouveau contrat mirobolant l’an dernier. Il symbolise la mauvaise gestion des dirigeants depuis de nombreuses saisons, qui amène à ce genre de situations, devoir se passer de son meilleur joueur car ce dernier refuse de prolonger et souhaite signer librement au Real Madrid en 2024 est un non sens total, on ne peut voir cela qu’à Paris. Impossible de savoir comment cela va se terminer, mais il est certain que cette histoire n’arrange aucun des deux parties, l’image de chacun est écornée, Paris n’obtient pour le montant pas d’indemnité de transfert, après l’avoir recruté 180 millions d’euros à Monaco, tandis que Mbappé doit ronger son frein sur le côté et ne peut pas être mis en lumière. Le Real Madrid va-t-il faire un cadeau à Mbappé et au PSG pour sauver la situation ?, rien n’est moins sûr.


En dehors du loft contenant les joueurs dont le club veut absolument se séparer, Verratti est le joueur qui fait l’objet de rumeurs ces derniers jours. Présent au club depuis onze saisons, l’italien aurait été approché par l’Arabie Saoudite et souhaiterait partir, il a un accord avec le club concerné. Néanmoins, Al-Khelaifi se montre gourmand et demande 50 millions d’euros pour le milieu de terrain parisien, alors que les saoudiens proposent 30 millions d’euros, affaire à suivre dans les semaines à venir, en attendant, le joueur semble être mis de côté par Luis Enrique.


Au niveau des arrivées, en plus de Dembélé et Gonçalo Ramos qui vont arriver comme dit plus haut, Paris cherche encore à renforcer son effectif. La rumeur qui revient avec insistance ces derniers jours concerne Kolo Muani, l’attaquant français reste sur une superbe saison à Francfort, avec 23 buts et 17 passes décisives. On parle d’une offre d’au moins 70 millions d’euros des dirigeants parisiens pour s’attacher ses services, cela serait un nouveau renfort de poids pour l’attaque parisienne et acterait pratiquement le départ de Mbappé, affaire à suivre. Pour le reste, le club ne semble pas vouloir recruter, hormis peut être au poste de latéral gauche, où une recrue serait encore espérée pour pallier à la blessure de Nuno Mendes lors du début de saison.



Effectif :


Effectif PSG

Effectif PSG 2


Tactique :


Tactique Paris SG


Style de jeu :


Tactiquement, Luis Enrique est un adepte du 4-3-3, c’est le système qu’il utilise depuis 2014 et il ne dérogera pas à la règle avec le PSG, bien qu’il ait testé plusieurs schémas de jeu lors de la préparation et qu’il soit capable de s’adapter.


Luis Enrique est adepte d’un style de jeu basé sur la possession du ballon, avec lui, Paris devrait avoir une vraie identité de jeu, il avait près de 73% de possession avec l’Espagne. Un jeu basé sur des passes courtes, qui nécessite bien entendu un gardien et des défenseurs centraux dotés d’un bon jeu au pied, c’est le cas pour les défenseurs centraux à Paris, moins pour Donnarumma au poste de gardien, mais ça nous y reviendrons plus loin.


L’équipe devrait chercher à progresser lentement avec le ballon et à trouver dès que possible les milieux de terrain, les rôles du numéro 6 et des numéros 8 sont primordiaux dans cette tactique, car ils doivent dérocher pour apporter leur soutien aux défenseurs à la relance. Une base à la relance que Luis Enrique modifie généralement en fonction de l’adversaire, on pourrait retrouver une relance en 4-1, ou bien en 4-2 selon les matchs, c’est cette dernière qui est le plus souvent utilisée par le coach espagnol.


L’idée, c’est d’occuper rationnellement l’espace dans le dernier tiers adverse, Luis Enrique a repris les principes de Guardiola et utilise généralement les cinq couloirs de jeu. Les ailiers collent souvent à la ligne pour étirer le bloc adverse et ouvrir des espaces dans l’axe, les deux numéros 8 sont chargés de se faufiler dans les petits espaces, enfin, le buteur doit être mobile et capable de décrocher pour ouvrir des espaces dans son dos, il agit même parfois comme un faux numéro 9.


Le milieu de terrain est la clé de cette tactique, les joueurs le composant doivent être capables de faire la différence par la passe, généralement dans l’axe du terrain, avant de décaler sur les ailes une fois que la différence a été créée. Une fois que le ballon est sur l’aile, l’équipe cherche à surcharger un côté du terrain, avec une forte densité, cela permet d’attirer la défense adverse, avant de renverser le jeu, de trouver un numéro 8 dans l’intervalle, ou bien de lancer un latéral dans la profondeur.


Les numéros 8 ne sont donc pas simplement essentiels avec le ballon pour créer des décalages lors de la relance, ils doivent aussi savoir se projeter dans le dos adverse, en plus d’occuper les demi-espaces. Les latéraux sont eux essentiels dans le dernier tiers, Luis Enrique leur demande de réaliser des dédoublements pour profiter du jeu de position mis en place au préalable par son équipe. Ces derniers doivent être capables de dédoubler sur l’aile, mais aussi à l’intérieur du jeu, l’une des spécificités de la tactique de l’espagnol, avec Hakimi et Nuno Mendes, il ne devrait pas être déçu.


Les équipes de Luis Enrique sont capable de s’adapter si elles ne parviennent pas à trouver les ailiers, on observe fréquemment ces deux derniers rentrer à l’intérieur pour augmenter la densité axiale dans les matchs où la solution est difficile à trouver sur les ailes. Ce changement de position peut surprendre l’adversaire et créer un surnombre dans l’axe, qui profite à un joueur lancé de plus loin, ou bien au numéro 9, qui peut prendre plus facilement l’espace dans la profondeur.


Bien que les équipes de Luis Enrique soient basées sur un jeu de possession, elles sont tout à fait capables d’exploiter l’espace lors de transitions rapides. On voyait notamment cela à Barcelone, où l’équipe marquait beaucoup de buts en contre-attaques, ses équipes ne sont donc pas uniquement des équipes de possession.


Des contre-attaques permises par un pressing haut à la perte du ballon, tous les joueurs se replient et exercent un pressing intense et agressif, cela changera des saisons précédentes et va nécessiter des attaquants participant davantage au jeu défensif. Les équipes de Luis Enrique ont plusieurs variantes de pression et ont différents moyens de récupérer le ballon, des moyens qu’on devrait pouvoir observer cette année.


Si jamais le pressing haut est battu, l’équipe devra faire attention dans son dos, car l’an dernier, le PSG était très vulnérable aux contre-attaques adverses, nul doute que Luis Enrique a dû mettre l’accent là-dessus lors de la préparation. On risque d’observer un bloc compact en 4-3-3 si l’équipe doit défendre un cran plus bas, un bloc qui restera agressif et qui visera à attirer l’adversaire sur les ailes, pour lui prendre le ballon plus facilement.


En résumé, Luis Enrique va mettre en place un jeu basé sur la possession du ballon à Paris, comme il le fait depuis toujours, un jeu de passes courtes, au tempo lent et qui nécessite un bon milieu de terrain pour créer les première différences. Une fois ces dernières créées, le rôle des ailiers est primordial, ils doivent coller à la ligne pour attirer l’adversaire avant de trouver les numéros 8 ou bien les latéraux dans le dos adverse, mais ils sont aussi capables de s’adapter pour rentrer à l’intérieur du jeu et faire la différence d’une autre manière, si le plan A ne fonctionne pas. Cette tactique nécessite également un numéro 9 mobile, capable de prendre la profondeur, mais aussi de décrocher si besoin. En phase défensive, l’équipe exerce un pressing haut pour récupérer le plus vite possible le ballon, si ce dernier ne fonctionne pas, elle s’organise dans un 4-3-3 compact et agressif. A la récupération, l’équipe doit être capable de se projeter vite vers l’avant, car Luis Enrique n’est pas qu’un entraîneur de possession.



Gardien :


Pour ce qui est des joueurs, Donnarumma sera incontestable au poste de gardien. Le gardien italien va enchaîner une deuxième saison de suite en tant que titulaire, c’est un gardien qui questionne, car il a de très bonnes statistiques avancées, mais il est coupable d’erreurs qui peuvent coûter chers. L’an dernier, il a permis au PSG d’éviter plus de 5 buts en championnat et il a réalisé plusieurs gros matchs, dont celui face à Nice en fin de championnat notamment. Il est généralement assez bon pour aller chercher des ballons qui sont éloignés de lui, car il a une très belle détente du haut de ses 1m96, en revanche, il pêche davantage sur des frappes lui arrivant près du corps et sur ses sorties, où il est parfois en retard, ou coupable de fautes de main. Dernier point, il n’est pas forcément très doué au pied, tout le monde se rappelle sa bourde face à Benzema il y a deux saisons, lors du huitièmes de finale de Ligue des Champions face au Real Madrid.


Il va devoir gagner en assurance dans ce secteur, car Luis Enrique exige un gardien capable de ressortir très proprement, s’il ne progresse pas, il pourrait être remis en question. Sa doublure sera Tenas, étant donné que Navas appartient au loft et que Rico se remet toujours de son terrible accident de cheval, une pensée pour lui au passage. Tenas n’a pas vocation à concurrencer Donnarumma, il sera uniquement là pour dépanner en cas de pépins pour le gardien italien.



Défenseurs :


Concernant la charnière centrale, Luis Enrique devrait s’appuyer sur un duo Skriniar/Marquinhos, bien que Lucas Hernandez et Kimpembe auront sûrement leur mot à dire en cours de saison. Recruté cet été, Skriniar semble parfaitement coller aux demandes de Luis Enrique à ce poste, il s’agit d’un défenseur central habile techniquement, car il réussit 93% de ses transmissions, des transmissions qui sont souvent progressives, comme le demande le coach espagnol. Le Slovaque réalise près de 4 passes progressives par match, un point qu’il doit encore améliorer, mais il saura trouver la bonne passe à la relance, en plus il évoluera à droite de cette charnière, donc sur son pied fort. En plus de cette qualité technique, Skriniar possède une vraie intelligence défensive, il anticipe très facilement les attaques adverses et positionne souvent bien son corps pour y couper court. Il n’hésite pas à sortir loin de son but pour couper une passe adverse, quelque chose qu’on devrait voir aussi à Paris, on peut imaginer dans ce cas qu’Ugarte compensera le mouvement du défenseur parisien. Cette volonté d’anticiper en permanence s’explique principalement par sa lenteur, il a du mal à tenir la distance avec des attaquants rapides, donc il anticipe, ou bien il engage un duel physique, son autre domaine de prédilection. Skriniar est un défenseur qui ne lâche jamais son vis-à-vis au duel, mettant un véritable impact et étant très difficile à passer dans ce genre de situations. Enfin, il est également très bon de la tête, il a une excellente détente en plus de son mètre 87, ce qui lui permet de dégager facilement des ballons dans ce secteur, en plus d’être capable d’apporter le danger sur coups de pieds arrêtés offensifs. En bref, Skriniar est un défenseur très solide physiquement, qui use de sa faculté à anticiper pour compenser son manque de vitesse, il est également doué techniquement et sera intéressant à la première relance, attention à ses blessures, il devra être moins fragile pour espérer s’imposer sur la durée à Paris.



A ses côtés, on retrouvera l’inamovible capitaine parisien, Marquinhos. Le brésilien va disputer sa onzième saison au club, il est l’un des piliers de celui-ci depuis de nombreuses saisons, mais aussi le symbole de ses échecs répétés sur la scène européenne. Marquinhos est pourtant un excellent défenseur, il sera très soluble dans la tactique de Luis Enrique, car il dispose d’une qualité technique au-dessus de la moyenne, avec 95% de passes réussies. Un secteur où il va par contre devoir se montrer plus tranchant, car il ne réalise que 3 passes progressives par rencontre, il a donc un jeu à la relance qui est assez latéralisant. Sur le plan défensif, il est hyper solide, tout comme Skriniar, il a une excellente capacité d’anticipation et n’hésite pas à sortir loin de son but pour bloquer l’attaquant adverse, une qualité recherchée dans une équipe très souvent dominatrice comme le PSG. Là où il est meilleur que Skriniar, c’est au niveau de la couverture, car il est plus rapide que ce dernier et se fait rarement prendre de vitesse, il est en plus capable de remporter la majorité de ses duels défensifs (58%) et n’hésite pas à mettre beaucoup d’impact dans ces derniers, pour récupérer le ballon proprement et rapidement. Il est bien entendu très solide dans le domaine aérien aussi, il a marqué à de nombreuses reprises sur coups de pieds arrêtés depuis son arrivée dans la capitale, la preuve encore l’an dernier avec 3 buts. Une qualité dans le secteur aérien qu’on retrouve défensivement, car il se laisse rarement dominer, avec 59% de duels remportés. Quand on voit tout ça, on se dit quel est le problème du brésilien, mais tout le monde le sait désormais, il est mental. C’est un joueur qui peut s’écrouler dans les gros matchs, il a du mal à remobiliser ses coéquipiers dans les moments difficiles et peut plonger, ce qui entraîne parfois des erreurs de sa part, un point qu’il n’a pas réussi à améliorer depuis de nombreuses saisons, difficile de croire que ce sera le cas sous Luis Enrique.



Paris dispose tout de même d’une charnière qui semble très cohérente et complémentaire, que ce soit à la relance et dans le secteur purement défensif. Hernandez devrait être le premier choix de Luis Enrique si jamais il souhaite sortir l’un de ses deux titulaires du 11. Le français est polyvalent et il a déjà évolué dans l’axe avec le Bayern Munich, il peut apporter sa qualité à la relance et sa vitesse, il a aussi l’avantage d’être gaucher ce qui peut être très utile, mais nous en parlerons plus en détail ensuite, car il a un rôle à jouer au poste de latéral gauche, à minima pour ce début de saison. Il y a aussi Kimpembe, mais ce dernier est blessé et il ne reviendra qu’en cours de saison, difficile donc de le considérer comme une véritable option pour le moment. Enfin, Danilo Pereira a pas mal dépanné à ce poste l’an dernier et s’y est montré très solide, néanmoins, Luis Enrique semble plutôt le préférer en tant que doublure un cran plus haut et on ne devrait pas beaucoup le voir en défense centrale cette saison, sauf s’il y a plusieurs pépins.



Au poste de latéral gauche, Nuno Mendes est censé être le titulaire indiscutable de l’équipe, sauf qu’il est blessé et qu’il va rater le début de saison. Une fragilité physique qu’on a déjà aperçu chez lui la saison dernière et qui inquiète, car c’est un joueur très précieux pour le collectif et qui apportera beaucoup sous Luis Enrique quand il sera de retour. C’est une vraie pile, il dispose d’un énorme volume de jeu, qui lui permet de se porter très souvent vers l’avant, tout en étant capable de revenir défendre. L’an dernier, il a bouclé la saison avec 1 but et 5 passes décisives en championnat, alors qu’il n’a joué que 18 matchs en tant que titulaire, preuve de son très bon apport offensif. Le portugais demande sans cesse le ballon, il reçoit plus de 10 passes progressives par rencontre, pratiquement personne ne fait mieux en Europe dans ce secteur, une fois lancé, il est très rapide, ce qui le rend difficile à stopper. Capable de dribbler ou d’adresser de bons centres, il est un poison pour les défenses adverses et il sera sûrement redoutable dans la tactique de Luis Enrique quand il reviendra de sa blessure, car il profitera des espaces créés par ses coéquipiers pour s’engouffrer dans la profondeur, que ce soit sur l’aile ou bien à l’intérieur du jeu. Sur le plan défensif, il était positionné en tant que piston l’an dernier, mais il n’hésitait pas à défendre et le faisait très bien, car il remporte la majorité de ses duels (56%), il n’aura donc pas de mal à assurer la couverture dans une défense à 4.



Vous l’aurez compris, Nuno Mendes sera idéal dans la formation du nouveau coach espagnol, en attendant, Lucas Hernandez aura donc sa chance. Moins offensif que son homologue, il devrait avant tout chercher à fermer le jeu et sera une garantie défensive à ce poste avec toute sa hargne, bien qu’il soit capable de se projeter vers l’avant, à l’image de sa Coupe du Monde en 2018. Si Luis Enrique l’a voulu, c’est également pour sa qualité à la relance, car le français réussit plus de 5 passes progressives, ce qui est un excellent total, c’est aussi pour cela qu’il est très soluble en défense centrale pour assurer la première relance. Il est également très bon pour intercepter des passes adverses, en bref, il sera une bonne solution à ce poste en début de saison et pourra apporter un profil plus défensif si jamais Luis Enrique veut avoir plus d’assurance dans ce secteur lors de certaines rencontres. A ce poste de latéral gauche, le jeune Nagha a également eu du temps de jeu lors de la préparation, il a montré de belles choses et il n’est pas impossible que le coach espagnol lui donne quelques minutes cette année.



Pour ce qui est du latéral droit, Hakimi sera le titulaire indiscutable. Le Marocain reste sur deux saisons assez moyennes à Paris et il va devoir retrouver le niveau qu’il avait à l’Inter Milan avant sa venue en France. Car malgré 5 buts et 3 passes décisives l’an dernier, il a semblé peu concerné et manquant d’implication, surtout dans le secteur défensif, où il a parfois laissé trop d’espaces dans son dos. Dans un système à 5 défenseurs la saison passée, ce genre de défaillances n’est pas trop problématique, mais ce le sera davantage dans un système à 4 défenseurs, où il devra revenir défendre plus efficacement. S’il parvient à gommer ses errements défensifs et à être plus solide, il sera une vraie arme dans le système de Luis Enrique, car son apport offensif est conséquent, bien aidé par un très gros volume de jeu. Il n’hésite pas à beaucoup appeler le ballon et à la manière d’un Nuno Mendes de l’autre côté du terrain, il était très souvent trouvé dans la profondeur par ses coéquipiers l’an dernier, avec plus de 10 passes progressives reçues par match. Une fois lancé dans le dernier tiers adverse, il est très menaçant et se comporte comme un ailier, il peut déborder et adresser de très bon centres grâce à sa qualité de dribbles, mais il peut aussi rentrer à l’intérieur du jeu et décocher une frappe dont il a le secret, que ce soit sur son pied droit, mais aussi sur son pied gauche, où il a marqué un superbe but contre Toulouse la saison dernière. Un joueur qui correspond à priori aux demandes de Luis Enrique, à condition d’être plus sûr défensivement, il devra aussi faire attention à son hygiène de vie, car il a été trop souvent absent l’an dernier.



Quand Mukiele sera revenu de sa longue blessure, il sera la doublure du marocain, très intéressant lors de ses apparitions l’an dernier, il est plus sûr défensivement et peut permettre à Luis Enrique d’avoir un profil différent lors de certaines rencontres. En attendant, le technicien espagnol préfère bricoler à ce poste en cas de pépin, car Pembélé n’a pas eu de temps de jeu lors de la préparation et ne semble pas entrer dans ses plans.



Milieux :


Au milieu de terrain, on retrouvera l’une des grosses recrues du mercato parisien au poste de numéro 6, Ugarte. L’uruguayen est un choix de Luis Enrique, qui voulait un milieu de terrain capable de récupérer des ballons et d’assurer l’équilibre défensif de l’équipe, il semble l’avoir trouvé. Ugarte est un pur milieu défensif, son rôle principal est de protéger sa surface de réparation et de couper les transitions adverses, c’est un joueur très hargneux, qui n’hésite pas à aller au duel et qui ne lâche jamais rien. L’an dernier il remportait plus de 7 duels défensifs par match et réalisait près de 5 tacles par match, ce qui le classe parmi les meilleurs milieux défensifs d’Europe dans ce secteur. Il prend en revanche beaucoup de cartons jaunes, 16 au total la saison dernière, il devra faire plus attention à cela cette saison, sinon il risque d’être régulièrement suspendu. Il a globalement une très bonne lecture du jeu, c’est ce qui fait sa grande force en plus de son immense volume de jeu, qui lui permet de récupérer beaucoup de ballons. Une fois ce dernier récupéré, ce n’est pas un milieu qui fait énormément de différences, la plupart du temps, il va simplement rechercher un partenaire proche de lui avec une passe simple, ce qui explique sa précision de 92% dans ses transmissions. De temps en temps, il est tout de même capable d’être plus ambitieux avec ballon, doté d’un bon jeu long, il peut trouver un attaquant lancé dans la profondeur si ce dernier réalise un appel dans le dos de la défense. Il est aussi capable de s’en sortir seul balle au pied, mais c’est loin d’être sa qualité première et on ne le verra pas souvent faire cela. En bref, un pur milieu défensif, profil que recherche le PSG depuis de nombreuses saisons, il sera surtout là pour équilibrer l’équipe et récupérer des ballons, reste à voir s’il peut s’adapter au style de jeu de Luis Enrique et si son manque de prises de risques avec ballon est pénalisant pour l’équipe ou non. Voici en complément sa heat map de sa saison 2022-2023 au Portugal, elle appuye bien le propos et montre qu’il est très actif au milieu de terrain.



Heat map Ugarte


A ce poste de numéro 6, Danilo Pereira sera une vraie valeur sûre en tant que doublure, le portugais a été l’un des joueurs les plus fiables de l’effectif l’an dernier et il n’y a pas de raisons que cela change. Que ce soit au milieu ou un cran plus bas, il défend très proprement et fait rarement des erreurs, il est en plus très propre techniquement, on pourrait le voir plus que prévu si Ugarte est souvent suspendu.



Devant Ugarte, les deux numéros 8, très importants sous Luis Enrique pour faire des différences au milieu et apporter du soutien offensivement seront à priori Zaire-Emery et Vitinha, mais cela pourrait évoluer après les premières rencontres. Peu utilisé par Galtier l’an dernier, malgré des qualités évidentes, Zaire-Emery a participé à la quasi intégralité des matchs de préparation et semble partir pour être un titulaire indiscutable cette saison. Il est idéal pour se glisser dans les demi-espaces comme le demande Luis Enrique, avec près de 6 passes progressives reçues par rencontre l’an dernier, à seulement 17 ans, il a déjà une très bonne lecture du jeu et risque de faire mal à ce poste de relayeur. Car une fois le ballon reçu, il parvient à très bien s’orienter face au jeu grâce à ses solides appuis et il est ensuite très difficile à arrêter, on l’a vu à plusieurs reprises réaliser des courses pour remonter le ballon la saison dernière. Il est très adroit dans le dernier tiers, réussissant plus de 85% de ses passes dans cette zone, cela en fait donc un vrai danger pour les adversaires. Le jeune titi est aussi capable de faire des appels dans le dos de la défense et sera très soluble dans la tactique de Luis Enrique, il a marqué 2 buts l’an dernier et on peut imaginer qu’il sera capable de marquer davantage cette saison, avec des numéros 8 chargés de soutenir davantage les attaques. Enfin, Zaire-Emery n’est pas seulement très bon avec ballon, il l’est également sans, il se replie très efficacement et presse rapidement l’adversaire à la perte du ballon, il assurera donc un certain équilibre et c’est pour cela qu’il est apprécié par Luis Enrique dans ce rôle.



A ses côtés, il y a plus de débats pour savoir qui sera le titulaire, pour le moment, il s’agirait plutôt de Vitinha, mais Fabian Ruiz et Verratti s’il reste peuvent prétendre à une place dans le 11 également. Vitinha reste sur une première saison assez moyenne, après un début de saison où il a montré de très belles choses, il a ensuite perdu sa place, ne pouvant pas exprimer pleinement ses qualités avec des attaquants qui ne défendent pas devant lui. Vitinha est un milieu de terrain très créatif et il aime bien se positionner assez haut sur le terrain, ça tombe bien c’est ce que demande Luis Enrique à ce poste. Il dispose d’une très belle qualité technique avec 92% de passes réussies, mais l’an dernier ses passes étaient assez neutres, cette saison il va devoir réussir plus de passes progressives et il devra prendre plus de risques avec ballon. Très mobile, il est capable de prendre l’espace dans le dos de la défense si celui-ci se libère, par contre, il devra aussi s’améliorer dans le dernier tiers, car il n'a réalisé que 2 buts et 3 passes décisives l’an dernier, mais surtout parce qu’il n’est pas assez tueur dans la surface, on a bien entendu en tête l’image de son raté face au Bayern Munich en Ligue des Champions l’an dernier. Sur la plan défensif, il est capable d’appliquer une pression haute, mais aura plus de libertés que Zaire-Emery à priori et sera moins contraint de revenir défendre plus bas, bien qu’il devra se repositionner. En résumé, sa faculté à se positionner haut sur le terrain est un vrai plus dans la tactique de Luis Enrique, tout comme sa qualité technique, mais il devra être plus tueur dans le dernier tiers et prendre davantage de risques.



Si jamais il ne parvient pas à convaincre l’entraineur espagnol, Fabian Ruiz semble être l’option de secours numéro une pour le moment à ce poste. L’espagnol reste sur une belle fin de saison avec Paris et a l’avantage d’avoir déjà connu le coach en sélection, il a une grosse activité et il est plus tueur que son coéquipier portugais dans le dernier tiers, avec 3 buts et 2 passes décisives la saison passée, en seulement 21 titularisations. Verratti est aussi une bonne option s’il reste, sa qualité technique pour se sortir du pressing adverse et casser des lignes pourrait faire des ravages, mais il ne semble pas avoir les qualités offensives pour prendre l’espace plus haut et ses problèmes de blessures récurrents sont aussi un frein, à suivre. Enfin, Soler peut aussi apporter quelque chose dans cette zone, utilisé un cran plus haut l’an dernier, il n’a pas convaincu, mais au sein d’un milieu à trois, il pourrait se montrer performant et en surprendre plus d’un, il a tout comme Ruiz l’avantage d’être espagnol et de connaitre le coach. La recrue Ndour peut aussi jouer à ce poste, mais il semble trop jeune et il a encore trop de défauts à priori pour pouvoir vraiment prétendre à du temps de jeu cette saison, on le verra plutôt avec la réserve.



Attaquants :


Offensivement, beaucoup de changements à Paris cet été, en premier lieu sur l’aile droite, où on devrait retrouver Dembélé, dont l’arrivée dans la capitale est imminente. L’ailier français revient en France après ses débuts à Rennes et aura l’intention de s’imposer comme un titulaire indiscutable au sein d’un grand club européen, à 26 ans. Une carrière qui a eu du mal à atteindre les sommets espérés pour le moment, en raison de très nombreuses blessures, c’est le point d’interrogation majeur de son arrivée, car au-delà de ça, il semble avoir toutes les caractéristiques nécessaires pour évoluer à ce poste dans le schéma de jeu de Luis Enrique. C’est un ailier capable de coller à la ligne comme le demande le coach espagnol, mais il peut aussi rentrer à l’intérieur du jeu très facilement, car il est ambidextre. Il présente des statistiques offensives tout simplement hallucinantes, il reçoit plus de 13 passes progressives par match, ce qui signifie qu’il réalise beaucoup d’appels dans le dos de la défense, il réalise aussi plus de 3 dribbles par match, peu d’ailiers en Europe peuvent se targuer de cela. Virevoltant et capable de changer de direction à n’importe quel moment, il est très difficile à maitriser pour bon nombre de défenseurs, d’autant qu’il peut finir ses actions par un centre ou un tir, que ce soit avec le pied droit ou bien avec le pied gauche. Il est d’ailleurs assez efficace, car il surperforme régulièrement ses xG et ses xA, il a fini la saison dernière avec un bilan de 5 buts et 7 passes décisives en championnat, ce qui n’est pas si mal en ayant joué uniquement 25 matchs en tant que titulaire. Un ailier très complet donc, qui sera un danger permanant, reste à espérer qu’il ne se blesse pas.



Si jamais il se blesse, le club a assuré ses arrières avec l’arrivée de Marco Asensio. Demandé par Luis Enrique, l’ailier espagnol est un très bon joueur de complément, capable d’évoluer à ce poste ou bien en tant que faux numéro 9 en sélection avec le coach espagnol. Il est très technique et capable de rentrer à l’intérieur du jeu pour permettre à son latéral de dédoubler, nul doute qu’il sera une bonne option en sortie de banc, ou bien pour remplacer Dembélé en tant que titulaire, une doublure fiable qui manquait au PSG à ce poste l’an dernier.



A gauche de l’attaque, on retrouvera Neymar, avec le très très probable départ de Mbappé et la perte de Messi, il sera très sûrement le seul survivant de la MNM cette saison. On peut presque dire la même chose que pour Dembélé, il colle parfaitement à la tactique de Luis Enrique, qu’il a connu à Barcelone lors de la victoire en Ligue des Champions lors de la saison 2014-2015, à condition de ne pas se blesser, comme c’est le cas depuis plusieurs années. Plus besoin de présenter Neymar, joueur ultra technique et dribbleur, il est capable de tout sur un terrain quand il est dans une forme physique adéquate, un physique qui interroge d’ailleurs, car il est revenu en léger surpoids lors de la préparation, il devra faire des efforts là-dessus cette saison, car contrairement aux précédents entraîneurs, Luis Enrique ne se privera pas de le mettre sur le banc s’il ne fait pas ce qu’il faut en dehors des terrains. Il devrait comme à son habitude dézoner beaucoup sous Luis Enrique et participer activement au jeu, sa heat map de la saison dernière en est le parfait exemple, on peut voir qu’il touche des ballons assez bas et que sa zone d’activité est large sur le flanc gauche.



Heat map Neymar


Au total, il touchait plus de 80 ballons par match l’an dernier, ce qui est énorme pour un ailier, il sera idéal pour se positionner dans les demi-espaces et libérer des espaces pour les numéros 8 et les latéraux. Mais Neymar, c’est bien entendu une qualité dans le dernier tiers hors du commun, l’ailier brésilien a marqué 13 buts et délivré 11 passes décisives en seulement 20 matchs l’an dernier, ce qui est énorme. Il surperforme en plus ses xG et ses xGA, avec 13 buts pour seulement 8.08 xG, une qualité de finition supérieure à la moyenne, bien aidée par le fait qu’il puisse finir les actions des deux pieds. Enfin, Neymar est le tireur de coups de pieds arrêtés de l’équipe, meilleur tireur de penalty du monde, il excelle dans ce registre, avec une course d’élan devenue légendaire, il est capable de brosser de très bon corners et c’est un excellent tireur de coups-francs directs, en bref, il est très complet dans ce secteur. Si le brésilien retrouve de la motivation et de la confiance, il pourrait faire très mal avec un coach qui lui a déjà permis d’atteindre les sommets, reste à espérer que le corps suive, ce qui est loin d’être gagné, d’autant qu’il y a beaucoup de doutes sur le réel état de sa cheville.



Pour pallier aux probables défaillances de Neymar, le PSG est allé chercher Kang-in Lee. Il s’agit d’un milieu offensif très polyvalent, capable de joueur à droite, dans l’axe ou à gauche, mais c’est bien ce dernier poste qu’il devrait occuper à Paris. C’est un joueur très technique, il est doué pour remonter le terrain balle au pied et faisait très souvent des différences à Majorque. Il a une vraie intelligence de déplacement et semble soluble dans la tactique de Luis Enrique, il devrait être capable de se glisser dans les petits espaces, il devra par contre s’améliorer à la finition, car il a parfois du mal à finir ses actions. Enfin, il est important de noter que c’est un joueur qui ne ménage pas ses efforts défensifs et qui revient sans cesse défendre, il sera parfait pour assurer l’équilibre.



En pointe, Gonçalo Ramos arrive pour combler un vide suite au très probable départ de Mbappé. Pur attaquant de surface, il va être intéressant de voir s’il peut s’adapter au style Luis Enrique, qui demande un numéro 9 mobile pour participer au jeu. En tout cas, le portugais n’est pas ce numéro 9 mobile, il ne touche que 28 ballons par match, essentiellement dans la surface, la plupart du temps pour finir des actions. Bien qu’il ne participe pas beaucoup au jeu et qu’il devra sûrement améliorer ce point à Paris, il est un redoutable finisseur, il reste sur 19 buts en 30 matchs de championnat disputés avec le Benfica Lisbonne la saison dernière. Des buts qu’il marque principalement de son pied droit, avec 12 réalisations, mais il peut aussi marquer de la tête (3) et avec son pied gauche (4), ce qui explique mieux ses qualités à la finition. Si l’équipe autour de lui tourne bien, il risque d’être redoutable et pourrait inscrire beaucoup de buts, reste à avoir un collectif performant autour de lui et à l’inclure dedans, c’est là le challenge de Luis Enrique. Asensio est capable de jouer aussi à ce poste, comme dit plus haut, ce serait dans un registre différent, mais il n’est pas impossible qu’il soit utilisé lors de certains matchs par le coach espagnol. Sinon, il y aussi Ekitike, mais l’attaquant français sort d’une très mauvaise saison et il est difficile de croire en lui avant le début de cette nouvelle saison. L’arrivée de Kolo Muani pourrait apporter une solution supplémentaire à ce poste, plus mobile et capable de prendre la profondeur, il est également très bon à la finition et serait un bon recrutement pour concurrencer Gonçalo Ramos.



Pronostic :


Comme chaque année, l’intersaison est très agitée à Paris, cette fois on a le droit à un changement de coach, un conflit entre Mbappé et le club, un départ de Messi, des tensions entre Campos et Al-Khelaifi, beaucoup de rumeurs d’arrivées, un loft conséquent et des supporters qui ne savent plus ou donner de la tête. Néanmoins, on peut espérer que la venue de Luis Enrique ainsi que le départ de certaines stars permettent de bâtir un véritable collectif et non pas une addition d’individualités, comme c’est le cas depuis de nombreuses saisons désormais. Le coach espagnol a ses principes et il va les appliquer, reste à savoir s’il aura l’équipe pour à l’issue de ce mercato et si ses joueurs vont adhérer à ses idées. En l’état actuel, difficile d’avoir des certitudes concernant ce PSG, l’équipe reste cependant armée pour remporter un douzième titre de champion de France à l’issue de la saison, et c’est ce qu’on imagine. Pour ce qui est de la Ligue des Champions, impossible de se prononcer, atteindre les quarts de finale avec un projet de jeu plus abouti serait déjà un pas dans la bonne direction et une porte d’entrée vers des ambitions plus importantes lors des saisons à venir.


Pronostic : 1 er

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